Municipales 2026 : le candidat UDR/RN veut briser le règne communiste

Candidat UDR soutenu par le Rassemblement national, Quentin Taieb poursuit son parcours médiatique dans la perspective des élections municipales à Vénissieux, ville restée un bastion communiste depuis plusieurs décennies. Selon lui, le contexte politique local serait particulier : la droite partirait pour la première fois unie, tandis que la gauche apparaît plus divisée.

S’il reste à voir dans quelle mesure cette union peut se traduire électoralement, la fragmentation de la gauche constitue en effet un élément notable de la campagne.

Un candidat qui veut croire à un basculement

S’appuyant sur les résultats récents du RN aux élections législatives et européennes — supérieurs à ceux de la majorité municipale sortante en 2020 — Quentin Taieb estime qu’une alternance est envisageable. Il affirme mener une campagne active sur le terrain, notamment à travers le porte-à-porte et une présence importante sur les réseaux sociaux.

Cependant, on ne peut pas se contenter des résultats nationaux, et qui ne se transposent pas toujours directement aux élections municipales, souvent marquées par des enjeux de proximité.

La sécurité au centre du programme

Invité sur le plateau de LyonMag Politique, on n’est guère étonné que le thème principal porté par Quentin Taieb reste la sécurité. Il propose notamment l’installation de plus de 400 caméras de vidéosurveillance, la création d’un centre de supervision urbain fonctionnant 24h/24, ainsi qu’un renforcement important de la police municipale, avec un objectif de 100 agents à mi-mandat.

Il plaide également pour l’armement de la police municipale et une action plus ferme contre le narcotrafic. Ces mesures s’inscrivent dans une approche sécuritaire assumée, qui pourrait séduire une partie de l’électorat, mais qui suscite aussi des interrogations sur leur coût et leur efficacité réelle à long terme.

Santé, cadre de vie et fiscalité

Au-delà de la sécurité, Quentin Taieb articule son projet autour de plusieurs axes : santé, cadre de vie et fiscalité. Il souhaite lutter contre la désertification médicale, renforcer la propreté urbaine grâce à une « brigade verte », et geler la taxe foncière, qu’il juge trop élevée.

Sur le plan économique, il critique également la politique de préemption menée par la municipalité actuelle, estimant qu’elle freinerait certaines dynamiques locales.

Une campagne tournée vers la rupture politique

Très critique envers la maire sortante Michèle Picard et le député LFI Idir Boumertit qu’il considère que c’est un député fantôme et que s’il est élu, il serait un maire fantôme. La candidat UDR-RN revendique une rupture politique et générationnelle tout en annonçant des ralliements à venir et un meeting de fin de campagne avec des soutiens nationaux.

Reste désormais à savoir si cette candidature, soutenue par une alliance marquée à droite, parviendra à convaincre dans une ville historiquement ancrée à gauche, et si les électeurs privilégieront un changement de majorité ou la continuité municipale.

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