Une intervention de police survenue vendredi 23 janvier en fin de matinée a suscité de vives réactions dans le quartier de la Darnaise, aux Minguettes, à Vénissieux. L’opération, menée à proximité immédiate de l’école primaire Saint-Exupéry, a impliqué l’usage de gaz lacrymogène, provoquant l’inquiétude des parents et des habitants.
Selon les éléments communiqués par l’Éducation nationale et rapportés par la direction de l’établissement, un nuage de gaz aurait été aperçu aux abords du boulevard Lénine, le long des rails du tramway T4 qui longe l’école. Par mesure de précaution, les enseignants ont immédiatement fait rentrer les élèves présents dans la cour de récréation. L’école accueille environ 200 enfants.
Le directeur de l’établissement a déclaré dans la presse locale (Lyoncapitale – LyonMag) qu’aucun élève n’aurait inhalé de gaz et le rectorat indique qu’aucun problème de santé n’a été signalé à la suite de cet épisode. Les autorités parlent d’une situation maîtrisée, sans blessé, et d’une mise à l’abri rapide des enfants.
Cependant, cette version officielle est fortement contestée par plusieurs parents d’élèves et habitants du quartier. Certains affirment que l’intervention policière a eu lieu en pleine récréation et que des enfants auraient présenté des symptômes légers, tels que des quintes de toux ou des yeux irrités. Plusieurs familles rapportent que leurs enfants se sont plaints en rentrant à la maison d’avoir pleuré ou toussé à ce moment-là.
D’après les forces de l’ordre, les policiers intervenaient pour sécuriser un secteur identifié comme un point de deal. Ils auraient été pris à partie par un groupe d’individus, ce qui aurait entraîné la formation d’un attroupement. Pour disperser la foule, les policiers ont alors fait usage de gaz lacrymogène. Un homme a été interpellé pour outrage et menaces de mort à l’encontre des policiers, puis placé en garde à vue avant d’être remis en liberté. Il devra répondre des faits devant la justice.
Suite à cet incident, quelques jours auparavant, le conseiller municipal d’opposition Farid Ben Moussa avait publié une vidéo sur son compte TikTok avait relaté une intervention policière menée à proximité d’un établissement scolaire dans le quartier. Dans cette vidéo, il alertait notamment sur les risques encourus par les enfants, évoquant la possibilité qu’ils aient été exposés à du gaz lacrymogène. Une prise de parole qui, à la lumière des faits de vendredi, a renforcé le sentiment de méfiance et d’incompréhension chez certains habitants.
Cet épisode relance le débat sur les méthodes d’intervention policière à proximité des écoles et les interventions policières ne doivent pas se faire au détriment du bien-être des enfants.

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