La séquence politique à Vénissieux ne faiblit pas. Après l’élection d’Idir Boumertit (LFI), l’ancien maire et ex député André Gerin continue de faire entendre sa voix… et pas de manière subtile. Pour lui, ce résultat marque un « séisme politique » et la ville historique du PCF serait en train de changer de cap, entraînée par l’influence de La France insoumise et de Jean-Luc Mélenchon
Gerin ne mâche pas ses mots. Il parle de « maire communautariste », accuse Boumertit d’éviter les médias, pour ne pas affronter le débat public et voit partout autour de lui, des alliances dangereuses. Mais à force de répéter les mêmes accusations sur le communautarisme et l’islamisme politique, son discours commence à sonner creux.
La même rengaine, encore et encore
Ce n’est pas nouveau. Pendant la campagne, André Gérin n’avait pas hésité à attaquer Boumertit et ses alliés, notamment Lotfi Ben Khelifa, avec des mots très durs. À quelques voix près, ces sorties ont encore tendu une campagne déjà serrée, et même Michèle Picard battue à l’élection du 22 mars, pourtant soutenue par lui, a dû prendre ses distances.
Depuis l’élection et la victoire du candidat LFI à Vénissieux, l’ex député maire, est en colère. Faut il encore tenir compte des ses propos, car il continue à s’inquiéter de tout et de rien, se présentant comme le défenseur du « vrai communisme » — alors qu’il ne fait même plus partie du parti — mais sans jamais proposer une vision positive ou concrète pour la ville.
Trop d’alerte tue l’alerte
Le problème, c’est que cette obstination finit par perdre en crédibilité. Chaque communiqué devient un pamphlet contre Boumertit et La France insoumise, un catalogue de mises en garde plus anxiogènes que constructives. Les habitants, eux, n’ont pas besoin de ces cris d’alarme répétés : ils attendent des réponses sur le quotidien, pas sur des théories de complot politique ou des peurs fantasmées.
Vénissieux entre nostalgie et spectacle politique
À force de s’accrocher au passé, Gérin transforme ses interventions en un piteux spectacle. Son obsession pour les alliances insoumises, les accusations de communautarisme ou de complots politiciens ressemble moins à un engagement citoyen qu’à une bataille personnelle pour rester visible. Dans ce théâtre politique, le PCF local risque de se perdre dans des querelles internes, tandis que le PCF vénissian panse sa plaie morale après sa défaite, mettant fin à 90 ans de règne sur Vénissieux.
Au final, on a l’impression qu’André Gérin défend surtout son image d’ultime gardien du communisme historique à Vénissieux. Un rôle qui fait du bruit, mais qui, au quotidien, n’aide ni les habitants ni ceux qui voudraient construire un vrai projet pour la ville.

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