Pour le deuxième week-end consécutif, des coups de feu ont retenti dans les rues de Vénissieux. Un homme de 33 ans a été blessé peu avant minuit, rue Joannès-Vallet. Le tireur est toujours en fuite.
La nuit de vendredi à samedi n’a pas épargné Vénissieux. Peu avant minuit, un homme de 33 ans marchait rue Joannès-Vallet lorsqu’il a été pris pour cible par un individu armé d’une arme de poing. Touché à deux reprises — à la main et à la cuisse — il a été rapidement pris en charge et transporté à l’hôpital. Son pronostic vital n’est pas engagé.
Les premiers éléments de l’enquête, ouverte dans la foulée, évoquent un différend personnel entre les deux hommes. Selon différents articls de la presse local, une dette de jeu pourrait être à l’origine de la fusillade. Les enquêteurs travaillent également sur la piste d’une jambisation — cette pratique consistant à viser délibérément les membres inférieurs pour punir un individu ou lui adresser un avertissement, sans chercher à lui ôter la vie. Un troisième homme, présent sur les lieux et ayant échangé avec la victime juste avant le drame, est également dans le viseur des enquêteurs. À l’heure actuelle, aucune interpellation n’a eu lieu et le suspect principal demeure introuvable.
Ces tirs surviennent à quelques centaines de mètres du 129 boulevard Joliot-Curie, point de deal qui avait été le théâtre, le week-end précédent, d’une série de fusillades en lien direct avec le trafic de stupéfiants. Mais selon les premiers éléments recueillis, les événements de cette nuit n’auraient aucun rapport avec le narcotrafic local.
Contexte sécuritaire
Face à la multiplication des incidents armés, Idir Boumertit, maire de Vénissieux s’est montré réactif : déplacement sur le terrain, prises de parole dans la presse locale, publications sur sa page Facebook. Des gestes visibles, mais insuffisants selon les habitants, pour faire taire le sentiment d’insécurité qui s’est ancré dans la ville. Car si les déclarations ont résonné, la situation sur le terrain reste tendue.
Selon Lotfi Benkhelifa, adjoint au sport de la ville, la préfecture a bien réagi en déployant des renforts de police sur la commune, ainsi qu’une unité de CRS. Des moyens supplémentaires qui n’ont pourtant pas suffi à enrayer la violence : Vénissieux, troisième commune du Rhône par sa population, reste un territoire peut-être trop étendue pour être intégralement quadrillée.
La ville se retrouve ainsi prise en étau entre une réponse institutionnelle mobilisée et une réalité de terrain qui échappe encore, par endroits, à tout contrôle.
Sources : Lyon Mag · Lyon Capitale · Le Progrès

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