À Vénissieux, la campagne municipale s’envenime après la publication d’un message très dur de André Gerin. Dans ce texte, l’ancien maire soutient Michèle Picard, mais consacre une large partie de son communiqué à attaquer Idir Boumertit et Lotfi Ben Khelifa.
Gerin accuse le candidat insoumis et son allié d’« ouvrir la voie au communautarisme et à l’islamisme politique » et affirme qu’ils seraient « très proches des mouvements salafistes, séparatistes et communautaires ». Il décrit Boumertit comme « un candidat silencieux » qui éviterait le débat public et qui, selon lui, avancerait « masqué » pour ne pas assumer la stratégie de Jean‑Luc Mélenchon.
Avec Idir Boumertit nous parlons du candidat de Jean-Luc Mélenchon. Un candidat hyper silencieux qui semble raser les murs pour éviter tout débat, tout journaliste ou tout média. En réalité Idir Boumertit avance masqué pour ne pas avoir à assumer la stratégie de Mélenchon (André Gerin post FaceBook du 18 mars 2026)
Un soutien qui devient problématique
La déclaration de Gérin est d’autant plus sensible que l’ancien maire n’est pas un simple observateur : c’est lui qui a installé Picard à la tête de la mairie et continue de la soutenir publiquement. Son intervention, particulièrement sévère et polémique, tombe à un moment critique de la campagne.
Le second tour s’annonce ultra-serré : Picard (28,32 %, 3 214 voix) et Boumertit (25,95 %, 2 945 voix) se tiennent en seulement 269 voix. Un écart infime qui place les deux candidats au coude-à-coude et rend l’issue plus incertaine que jamais. Dans une configuration aussi tendue, la moindre prise de parole, le moindre faux pas ou coup d’éclat médiatique peut suffire à faire basculer le résultat final.
Une campagne sous tension
En rapportant ses accusations graves sur le salafisme, le communautarisme et la stratégie politique sur le candidat LFI, Gérin polarise le débat et brouille le message de rassemblement que souhaite porter la candidate sortante.
Sous couvert d’un discours antiraciste et d’un antifascisme fantasmé, Mélenchon se rapproche sans complexe d’un islamisme et flirte avec l’antisémitisme, se montrant plus proche du Hams et des mollahs que des valeurs républicaines. Il faut d’ailleurs se rappelé les propose de l’ex-socialiste Lotfi Ben Khélifa – ayant rejoint la liste de Boumertit – pour qui « la laïcité est un combat contre les musulmans ». La vérité est que ces gens sont très proches des mouvements salafistes, séparatistes et communautaires. (André Gerin post FaceBook du 18 mars 2026)
Une réaction immédiate
Idir Boumertit a rapidement dénoncé ces propos comme « stigmatisants et injustifiés », rappelant que tous les Vénissians sont « égaux en droit et en dignité ». Pour lui, l’attaque de Gérin s’apparente à une instrumentalisation de la religion à des fins politiques. Même Michèle Picard, dont Gérin est un soutien historique, s’est distanciée, regrettant que le débat soit déplacé sur un terrain clivant et polarisant.
À quelques jours du vote, cette polémique illustre les risques d’une campagne qui se tend et se déplace sur des terrains idéologiques délicats, loin des enjeux concrets de Vénissieux.

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