Municipales 2026 : à Vénissieux, un débat sur la police municipale… ou un débat de mots ?

Entre interview dans la presse et communiqué critique, la question de la sécurité s’impose déjà dans la campagne municipale. Mais les habitants attendent-ils des formules choc… ou des solutions précises et mesurables ?

À Vénissieux, les élections municipales de mars 2026 commencent à faire parler, et comme souvent lors des campagnes électorales, la sécurité est au cœur des discussions. Dans une interview récente accordée au journal Le Progrès, Idir Boumertit, candidat soutenu par La France Insoumise, a voulu envoyer un message clair : « On ne désarmera pas la police municipale ». Une phrase forte, qui peut rassurer certains habitants. Mais en y regardant de plus près, elle pose aussi une question simple : de quoi parle-t-on exactement ?

Une phrase qui frappe… mais qui reste floue

Quand on entend « On ne désarmera pas la police municipale », on imagine une police équipée d’armes lourdes. Or, dans les faits, la police municipale n’a pas d’armes létales. Elle dispose surtout d’équipements comme des tasers ou des flash-balls, c’est-à-dire des armes dites “non mortelles”. Alors pourquoi utiliser un mot aussi fort ? Pour certains, cela ressemble surtout à une formule de campagne : une manière de créer un sujet spectaculaire, même si le danger d’un “désarmement” n’était pas vraiment sur la table.

Une promesse qui ne change pas grand-chose

C’est ce que critique un communiqué publié par la liste Vénissieux Plurielle, qui estime que cette déclaration ressemble davantage à un slogan qu’à une décision concrète.  Mais là aussi, il faut garder du recul car cette liste menée par Pascal Dureau est lui-même en campagne. En critiquant le candidat député, il cherche aussi à se démarquer et à apparaître comme plus sérieux ou plus efficace.

Une autre question revient : qui dirigeait avant ?

Un point important dans cette affaire, c’est qu’Idir Boumertit (LFI) n’est pas un nouvel arrivant en politique locale. Il a été élu dans la majorité municipale pendant environ vingt-cinq ans, d’abord conseiller municipal puis adjoint maire depuis 2014. Difficile donc de se présenter comme une rupture totale. Beaucoup peuvent se demander : si la situation est aussi difficile aujourd’hui, pourquoi ne pas avoir changé les choses plus tôt ? C’est une critique que souligne fortement la liste Vénissieux Plurielle, ainsi que d’autres candidats des différentes listes, en appelant à regarder le bilan des dernières années.

Chacun renvoie la responsabilité ailleurs

Dans cette interview du Progrès, M Boumertit insiste aussi sur le rôle de l’État, de la police nationale, ou de la Métropole. Ce sont des acteurs importants, bien sûr. Mais certains habitants attendent surtout des réponses locales : plus de présence sur le terrain, une organisation claire, des actions visibles.

De son côté, Vénissieux Plurielle ainsi que le candidat UDR-RN Quentin Taieb proposent des mesures plus musclées : renforcement des effectifs, centre de surveillance renforcée, brigade d’intervention armée, augmentation de la vidéosurveillance. Mais là encore, ces annonces restent des promesses : tout dépendra des moyens réels et de la capacité à les appliquer.

Au final, les habitants veulent surtout du concret

Cette polémique autour du mot “désarmement” montre surtout une chose : en période électorale, les discours peuvent vite tourner à la bataille de formules.

Mais pour les habitants, la question est simple :

  • Est-ce que la ville sera plus sûre ?
  • Est-ce que les problèmes du quotidien seront traités ?
  • Est-ce que les responsables politiques vont enfin être clairs sur ce qu’ils feront vraiment ?

Car les vénissians n’ont pas besoin d’un débat de mots. Ils ont besoin de solutions concrètes, mesurables, et surtout d’actes.

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