Le dernier conseil municipal a eu un air de déjà-vu… sauf que cette fois, les anciens alliés ne sont plus du tout du même côté.
Le maire actuel, Idir Boumertit (LFI), a répondu fermement aux critiques de l’opposition, et surtout à celles de ses anciens partenaires communistes. Un affrontement un peu particulier, quand on sait qu’il faisait lui-même partie de cette majorité il y a encore peu de temps.
Aujourd’hui, chacun semble vouloir réécrire l’histoire. D’un côté, on critique ce qui a été fait hier et de l’autre, on fait comme si le passé commun n’existait pas vraiment. Mais difficile d’effacer plusieurs années de gestion partagée : les décisions prises à l’époque sont toujours là, et leurs conséquences aussi.
Comme si cela ne suffisait pas, le groupe communiste, dont fait partie Michèle Picard, a fait un recours après les élections municipales de 2026. Pour l’instant, on ne connaît pas les détails, mais cela montre à quel point la rupture est profonde.
Des finances sous pression… sans surprise
Au cœur du débat : l’argent de la ville. Et sur ce point, difficile de contester les propos du maire. Oui, les finances vont être plus serrées dans les années à venir. Mais ce n’est pas une surprise. C’était déjà connu avant même les élections. Le maire l’a rappelé clairement : la situation est tendue, mais assumée. Il souligne aussi que, selon lui, les communistes eux-mêmes envisageaient probablement une hausse des impôts fonciers après 2026. Autrement dit, les difficultés actuelles ne datent pas d’hier, et tout le monde en avait conscience.
Entre critique facile et silence discret
Mais dans ce débat, chacun joue son rôle… parfois un peu trop bien. Du côté des communistes, on alerte sur le risque financier, on met en garde, on critique. Mais cela donne parfois l’impression que la seule solution serait de ne rien faire. Comme si la prudence devenait une excuse pour rester immobile.
Du côté de la droite, c’est encore plus simple : pas grand-chose à dire. Peu de propositions, peu de prises de position claires sur le budget. Il faut dire que critiquer sans proposer, c’est toujours plus confortable.
Des choix assumés, mais à surveiller
Face à cela, le maire défend ses décisions. Selon ses propos, les premières mesures représentent moins de 2 millions d’euros, sur un budget total de plus de 150 millions. Une façon de dire : non, la ville ne va pas droit dans le mur. Il insiste surtout sur une idée : investir pour les habitants, c’est préparer l’avenir. Refuser de subir la situation, et faire des choix, même dans un contexte difficile.
Des mots forts — “agir”, “assumer”, “transparence” — qui montrent une volonté politique claire. Reste à voir si cette ligne tiendra sur la durée.
Une chose est sûre…
Ce conseil municipal aura surtout montré une chose : au-delà des chiffres, c’est une bataille entre anciens partenaires devenus adversaires. Le plus ironique dans tout ça ? Ils défendaient, il n’y a pas si longtemps, les mêmes décisions autour de la même table.
Aujourd’hui, ils s’opposent avec conviction. Et pendant ce temps, les habitants attendent surtout des solutions concrètes dont certaines ont été mises en place et pas un débat sans fin sur qui a fait quoi hier.

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