Vénissieux : l’ex élu communiste accuse le maire de mensonge sur les épaves

Tout part d’un poste Facebook sur la page du député maire Idir Boumertit (LFI). Le député dénonce des carcasses de voitures brûlées qui pourrissent dans le secteur Jean Cagne depuis trois semaines. Cette situation survient durant la période caniculaire. Sur son post il annonce qu’il prend « la responsabilité d’ordonner leur enlèvement sans attendre », quitte à en répondre devant le tribunal administratif et qu’il va interpeller le ministre de l’Intérieur pour réformer une règlementation qui, selon lui , imposerait un délai de 5 semaines à 6 semaines avant toute intervention dans un espace privé.

Et c’est là qu’intervient, M Millet ex adjoint communiste de Michèle Picard et aujourd’hui sans mandat mais qui reste dans l’opposition et propos de M Boumertit. Selon l’ex élu, lors de la mandature de Michèle Picard, enlever des voitures sur du foncer privé, la ville le fait depuis des années – rien de nouveau ni d’exceptionnel dans cette prise de responsabilité. Toujours selon l’ex adjoint le délai de 5-6 semaines ne concerne, dans les textes, qu’un minorité de cas très spécifiques : la grande majorité des véhicules incendiés sont enlevés très vite, y compris sur du foncier privé, parfois avant même avant que les riverains ne les aient remarqué.

Sur le fond, difficile de donner tord à l’auteur sur un point : la loi ne fixe effectivement aucun délai légal pour l’enlèvement d’un véhicule abandonné sur un terrain privé (hors incendie). Présenter çà comme un simple problème de « règles » à réformer, c’est un peu court. Le vrai sujet, c’est plutôt le manque de moyens du côté de la police nationale. M Millet oublie que c’est aussi le rôle de la police municipale, et que l’ex adjoint, ex président de la Sacoviv, oublie de préciser que sur un parking du parc locatif du bailleur municipal, un véhicule non incendié était resté plusieurs mois.

Bref, là ou cela devient discutable, c’est quand l’article de l’ex adjoint, s’attaque aussi au Progrès. M Millet reproche au journal d’avoir pondu un papier « flatteur » sans une once de critique, et en profite pour dire que le journal « Le Progrès n’aime pas les communistes, et donc il favorise tous les autres, à gauche comme à droite ».

Le souci, c’est que ce genre de reproche, on l’entend à chaque fois qu’un camp politique passe de la majorité à l’opposition. Du temps où Michèle Picard était maire, est-ce que la presse locale était vraiment plus avec elle ? Rien dans l’article ne le prouve, c’est surtout le ressenti d’un ancien élu, qui n’a plus aucune fonction locale, et qui a changé de position dans le paysage politique. Facile de crier au traitement de faveur quand on n’est plus soi-même celui qui en bénéficie.

Sur la critique du Progrès, il joue la carte facile de l’opposant qui n’aime pas se voir moins bien traité que quand il était aux affaires locales. Quant aux accusations de mensonge visant M Boumertit, reste à savoir si l’intéressé jugera bon d’y répondre – sur FaceBook, bien évidemment

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