La décision du tribunal administratif de Lyon, fait encore réagir, mais cette fois-ci, c’est Michele Picard, ex maire communiste de Vénissieux, qui monte au créneau. L’ex maire se demande si Idir Boumertit (LFI) va engager un recours auprès du Conseil d’Etat, partant du principe que
« Quand il s’agit de sa place de maire, il l’annonce dès le lendemain du jugement du tribunal. Pour l’emploi de 8 salariés, pour un journal lu par de très nombreux Vénissians, il fait quoi ? »
L’avenir du journal est donc au coeur du débat politique, après la décision du tribunal d’annuler la délibération sur la subvention municipale de 2023 d’un montant de 610 000 euros allouée à la Régie Autonome d’Expressions. Pour Michèle Picard, c’est l’avenir du journal et des 8 employés qui inquiètent l’ancienne maire, et qui s’inquiète de leur avenir professionnel.
Selon sa publication sur le site Le Vénissian, elle met également en cause les ex élus vénissians, qui ont porté l’affaire au tribunal, Ben Moussa, Champavert, Dallery, Iacovella et Ayvali qui se battent depuis des années contre le journal et qui selon leur avocat, aurait dénoncé le caractère politique du journal local :
« Leur avocat, Etienne Tête, seul présent en appel, est intervenu pour dénoncer un « journal politique » ! »
L’ex maire accuse Idir Boumertit de ne pas avoir défendu les 5 journalistes et leurs trois employés, et de ne pas avoir été présent lors de l’audience du 10 septembre.
« Il ne défend pas la ville contre l’action de la droite et du centre en la laissant faire le sale boulot de sape des acquis municipaux. Fera-t-il recours au conseil d’état ? Quand il s’agit de sa place de maire, il l’annonce dès le lendemain du jugement du tribunal. Pour l’emploi de 8 salariés, pour un journal lu par de très nombreux Vénissians, il fait quoi ? »
Pour l’ex élue qui a géré la ville, et avec sa majorité de l’époque accordée cette subvention, il faut se batte pour sauver Expressions et rappelle que le média local est lu par de nombreux vénissieux et appelle le droit à l’information. De ce fait, elle annonce relancer la pétition de soutien qui aurait déjà recueilli 2 500 signatures.
Mais l’ex maire communiste, passe rapidement sur un point essentiel : la subvention accordée en 2023, lorsqu’elle était maire, a été annulée par la justice pour non respect des règles européennes. Avant de poser la question au maire, pour un éventuel recours au Conseil d’Etat, l’ancienne maire pourrait aussi nous expliquer sur les raisons de cette irrégularité. Car défendre Expressions ne dispense pas de répondre des décisions prises hier.

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