Vénissieux : une opération propreté qui devra faire ses preuves

La ville lance une opération de propreté dans plusieurs secteurs de la commune, il est vrai que le sentiment d’insalubrité est constaté par de nombreux Vénissieux. Une initiative qui mérite d’être mise en avant mais qui devra surtout faire ses preuves dans la durée. 

Du 12 au 17 octobre, les quartiers Léo Lagrange, Louis Pergaud, Venissy et sur la place du marché des Minguettes font l’objet d’une opération baptisée « Quartier Propre ». Au programme : ramassage des déchets, lutte contre les dépôts sauvages, enlèvement des véhicules abandonnés et sensibilisation des habitants. La municipalité entend également renouveler ces interventions tous les deux mois et étendre progressivement le dispositif à d’autres quartiers de la ville. 

L’initiative répond à une préoccupation bien réelle. Les déchets abandonnés, les encombrants s’accumulent et les véhicules hors d’usage ne sont pas de simples désagréments visuels, ils pèsent sur le quotidien des habitants. Encore faut-il que les résultats perdurent après le passage des équipes municipales et que cela ne reste pas uniquement une campagne de communication municipale.

En parallèle, la municipalité prévoit de renforcer les moyens consacrés à la propreté, notamment avec la création d’une brigade verte, l’installation de caméras supplémentaires dans les secteurs les plus concernés et des sanctions plus fermes contre les dépôts sauvages et les incivilités. Des mesures qui affichent une volonté d’agir, mais dont il faudra surtout observer les effets concrets : les habitants attendent avant tout des rues plus propres, et pas seulement de nouvelles annonces.

Les habitants sont, eux aussi, invités à mettre la main à la pâte. Deux rendez-vous proposés au square Madeleine-Brès situé dans le quartier Léo-Lagrange aux Minguettes, entre la rue Maxime-Gorki et la rue Maurice-Ravel, les 14 et 17 octobre, avec des opérations de ramassage et des animations de sensibilisation. Une manière de rappeler que la propreté est une affaire collective, et non pas uniquement municipale ou métropolitaine, même si l’entretien de l’espace public ne saurait se reposer sur les seuls habitants.

Pour Lanouar Sghaïer, la propreté n’est pas une découverte. Déjà en charge de l’environnement sous Michèle Picard, il retrouve aujourd’hui ce domaine au sein de la majorité d’Idir Boumertit. Une continuité remarquable : les responsabilités traversent les changements de majorité avec une étonnante facilité 🙂

Quant aux déchets, eux, ils n’ont manifestement pas encore reçu la consigne de suivre le mouvement. Ils restent sur place, en attendant que les opérations annoncées produisent leurs effets. Au bout du compte, c’est peut-être là que se jouera la véritable nouveauté.

Reste donc à voir si cette opération permettra d’obtenir des améliorations durables. Car une ville propre ne se construit ni en une semaine ni à coups de communication, mais grâce à des interventions régulières, des moyens adaptés et un suivi dans le temps.

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