Vénissieux : les élections municipales 2026 annulées par la justice

La décision était particulièrement attendue à Vénissieux, comme un long suspens qui n’en finit pas. Elle est désormais connue puisque le tribunal administratif de Lyon a annulé les élections municipales des 15 et 22 mars 2026. Le scrutin avait été emporté par la liste mené par Idir Boumertit, avec une avance de seulement 25 voix sur celle de l’ancienne maire communiste Michèle Picard.

Pour autant, le plus étonnant dans cette affaire, c’est qu’aucun reproche n’a été fait à liste LFI.

Une annulation provoquée par une autre liste

Pour comprendre ce qui s’est passé, il faut revenir sur les candidatures présentées lors des élections municipales. Les irrégularités examinées par la justice concernent la liste UDR/RN, conduite par Quentin Taïeb arrivé en quatrième position au second tour avec 1 361 voix. Elles portent notamment sur la domiciliation de M Taïeb, et de certains de ces colistiers. Lors de l’examen du dossier, la rapporteure publique avait estimé que ces éléments pouvaient révéler des manoeuvres frauduleuses. 

Le tribunal a donc suivi les conclusions de la rapporteurs publique, et a décidé d’annuler les élections et en prononçant une inéligibilité de 24 mois à l’encontre de Quentin Taïeb.

Autrement dit ce ne sont pas les irrégularités commise par la liste victorieuse qui sont à l’origine de la décision. Et c’est bien ce qui rend la situation politique vénissiane particulière.

Seulement 25 voix entre les deux premières listes.

Au second tour Idir Boumertit avait devancé Michèle Picard, de seulement 25 voix, un écart particulièrement faible qui ajouté aux irrégularités concernant la liste de M Taïeb, a conduit le tribunal à remettre en cause la sincérité du scrutin et à annuler l’élection.

Et maintenant

L’annulation ne signifie pas pour autant un changement immédiat à la mairie. Les parties peuvent faire appel en saisissant le Conseil d’Etat. En cas de recours, Idir Boumertit et le conseil municipal resteraient en fonction jusqu’à la décision de la haute juridiction administrative.

Si ensuite, l’annulation devient définitive, les vénissians devront retourner aux urnes et d’une délégation spéciale désignée par la Prefet assurera temporairement la gestion municipale. La situation reste donc assez inhabituelle, même si le cas s’est déjà présenté à Vénissieux. 

Pour l’heure, Idir Boumertit n’a pas encore fait connaître sa décision concernant un éventuel appel. Mais au regard de la situation, cette option semble aujourd’hui tout à fait envisageable.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.