Municipales à Vénissieux : en 2014 déjà, la sécurité était aussi au cœur du débat

À l’approche des élections municipales de 2026 à Vénissieux, de nombreux habitants expriment le souhait de voir les organes de presse lyonnais organiser un véritable débat public entre les candidats. L’objectif : confronter les visions, comparer les projets et permettre aux Vénissians de se forger une opinion éclairée.

Pour comprendre les enjeux actuels, il est utile de remonter le temps et de se replonger dans la campagne municipale de 2014. Car contrairement à certaines idées reçues, les questions de sécurité et d’attractivité commerciale étaient déjà au cœur des préoccupations.

2014 : un contexte politique fragmenté

En 2014, la maire sortante, Michèle Picard, représentait le Parti communiste et menait une liste ancrée à gauche. Face à elle, Lotfi Ben Khelifa conduisait une liste socialiste distincte, marquant une division importante au sein de la gauche locale. À droite, Christophe Girard incarnait l’alternative.

Douze ans plus tard, le paysage politique a évolué : Michèle Picard est toujours maire et candidate déclarée pour 2026 ; Lotfi Ben Khelifa, ancien tête de liste PS, a depuis rejoint la dynamique portée par Idir Boumertit (LFI), aujourd’hui positionné pour 2026 ; Christophe Girard, quant à lui, a disparu de la scène politique locale, laissant sa place à Quentin Taieb représenté par l’UDR et le RN, et Pascal Dureau qui se déclare être une liste de centre droit. Trois autres listes indépendantes font aussi de la partie ainsi que Lutte ouvrière,

  • Mokrane Kessi : Président de France des Banlieues « Fiers de Vénissieux »
  • Farid Omeir, président de « L’union des démocrates musulmans français »
  • Ahmed Matar, « Union des Vénissians indépendants et solidaires »
  • Barbara Petit : Lutte Ouvrière 

Mais déjà en 2014, les lignes de fracture étaient claires.

La sécurité : un thème déjà central

On pourrait croire que la question de la sécurité est devenue prioritaire ces dernières années. Pourtant, en 2014, elle figurait déjà parmi les sujets majeurs de campagne.

Incivilités, tranquillité publique, rôle de la police municipale, vidéoprotection : ces thèmes structuraient les échanges.

  • La majorité sortante défendait son bilan et insistait sur une approche équilibrée entre prévention, politique sociale et sécurité.
  • L’opposition mettait en avant la nécessité d’un renforcement des dispositifs, d’une présence accrue sur le terrain et d’une réponse plus ferme face aux troubles.

La sécurité n’était pas un sujet marginal : elle cristallisait déjà des visions différentes de la gestion municipale.

Un besoin de débat structuré en 2026

En 2026, les préoccupations restent similaires : sécurité, commerce, cadre de vie, attractivité, cohésion sociale. Ce qui change, c’est l’exigence citoyenne de clarté.

Beaucoup de Vénissians souhaiteraient aujourd’hui un débat organisé par la presse lyonnaise, permettant une confrontation directe entre les candidats. Car si en 2014 les thèmes étaient là, les échanges étaient souvent fragmentés, répartis entre réunions publiques, tracts et déclarations individuelles.

Revenir sur 2014 permet de constater une chose : les sujets majeurs d’aujourd’hui ne sont pas nouveaux. La sécurité et l’attractivité commerciale structuraient déjà la campagne municipale il y a plus d’une décennie.

La différence, peut-être, réside dans l’attente démocratique. En 2026, les habitants semblent demander non seulement des réponses, mais aussi un véritable face-à-face public, transparent et argumenté.

Et c’est peut-être là que se joue la modernité du débat municipal à Vénissieux.

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