Elections 2026 : entre divisions et recomposition politique, l’est lyonnais vote sans trancher

Le premier tour des élections municipales et des métropolitaines de 2026 dans l’est de la métropole lyonnaise a livré des résultats contrastés à Vénissieux et Saint‑Fons. Dans ces deux communes populaires, aucune liste n’a réussi à franchir la barre de la majorité absolue, laissant place à un second tour particulièrement incertain. Les rapports de force révélés par les urnes montrent à la fois une forte concurrence entre les listes et un électorat relativement peu mobilisé.

À Vénissieux, une avance courte pour la maire sortante

À Vénissieux, la liste conduite par la maire sortante Michèle Picard arrive en tête du premier tour. Elle devance de peu celle menée par Idir Boumertit, dans un duel qui pourrait structurer la suite du scrutin. Derrière ces deux candidatures, deux autres listes se maintiennent également à un niveau significatif. La liste menée par Pascal Dureau recueille environ un cinquième des suffrages, tandis que celle de Quentin Taïeb se situe un peu en dessous mais franchit nettement le seuil nécessaire pour accéder au second tour.

Ce résultat ouvre plusieurs scénarios possibles. Les quatre listes ayant dépassé le seuil permettant de se maintenir peuvent théoriquement rester en lice. Des rapprochements entre certaines équipes restent également envisageables, notamment dans un contexte où les différentes sensibilités de gauche se retrouvent en concurrence dans cette commune historiquement marquée par cette orientation politique. Pascal Dureau de la liste VénissieuxPlurielle, a clairement annoncé qu’il y aura pas d’alliance ou de fusion avec les listes extrêmes notamment celle de Quentin Taïeb (UDR/RN)

Le second tour dépendra donc largement des discussions entre les listes et de la capacité de chacune à mobiliser davantage d’électeurs.

Une participation toujours limitée

Comme dans de nombreuses villes, la participation à Vénissieux demeure relativement faible. Une part importante des électeurs ne s’est pas déplacée pour ce premier tour. Cette abstention élevée constitue un facteur déterminant pour la suite du scrutin : la mobilisation du second tour pourrait modifier les équilibres observés lors du premier vote.

À Saint-Fons, un paysage politique profondément recomposé

La situation est encore plus singulière à Saint-Fons. Le premier tour y place nettement en tête la liste conduite par Hadi Mebarki (LFI), qui recueille un peu moins de quatre voix sur dix. Il est suivi par David Debat, dont la liste se positionne comme le principal challenger pour le second tour. Deux autres candidatures franchissent également la barre des 10 % : celle de Nadia Touris et celle de Michèle Edery.

Ces quatre listes peuvent donc théoriquement se maintenir au second tour, ce qui laisse présager une compétition à plusieurs protagonistes.

L’élimination du maire sortant

Le scrutin est marqué par la situation du maire sortant Christian Duchêne. Sa liste arrive loin derrière les principales candidatures et n’atteint pas le seuil nécessaire pour rester dans la course au second tour. Cette élimination constitue l’un des faits marquants du premier tour. La campagne municipale à Saint-Fons s’est déroulée dans un contexte de tensions politiques locales et de divisions au sein de la majorité sortante. Plusieurs personnalités ayant travaillé dans l’équipe municipale précédente ont choisi de présenter leur propre liste, ce qui a contribué à disperser les voix. Le maire sortant a demandé que l’élection soit annulé et reporté à une date ultérieure

Le second tour se déroulera donc sans la liste du maire sortant, un scénario relativement rare pour un édile en exercice.

Des alliances encore possibles

Avec quatre listes en position de se maintenir à Saint-Fons, plusieurs configurations restent possibles avant le second tour. Certaines équipes pourraient décider de fusionner afin de peser davantage face à la liste arrivée en tête. D’autres pourraient choisir de se maintenir pour défendre leur projet municipal. Dans ce type de situation, les négociations entre les listes deviennent souvent déterminantes. Elles peuvent modifier profondément le paysage politique entre les deux tours.

Deux communes, deux scrutins ouverts

À la veille du second tour, les situations de Vénissieux et de Saint-Fons présentent des similitudes. Dans les deux villes, les électeurs ont fragmenté leurs choix entre plusieurs listes et aucune équipe ne dispose d’une avance suffisante pour garantir la victoire.

Le résultat final dépendra donc à la fois des alliances conclues dans l’entre-deux-tours et de la participation électorale. Si davantage d’habitants se déplacent pour voter, les équilibres observés au premier tour pourraient évoluer de manière significative.

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