Culture Urbaine : THFT

THFT, cela à l’air plutôt d’un nom de groupe de musique, genre pop, ou musique urbaine, que nenni, ce sont les initiales de Two Hands Ten Fingers. Un duo de deux personnes Clément et Antonin qui peignent souvent en noir et blanc, puis collent leurs illustrations dans différents endroits.

Je ne vais pas revenir sur leur parcours artistique que vous pouvez découvrir sur leur site THFT. Et pourquoi parler d’eux, et bien tout simplement car l’association Bizarre, les a contacté pour participer à créer une oeuvre sur un des murs des immeubles de l’office HLM appartenant au bailleur Alliade Habitat situé à l’allée des Acacias à Vénissieux.

Bien évidemment, un article a été publié sur le blog d’Expressions. Suite à la réalisation de cette fresque un pot a été offert aux habitants le 28 août 2015. Cool. 

Selon le journal Expressions qui a interviewé les deux artistes, cette oeuvre :

Renvoie au vivre ensemble, à la cohésion, à l’échange culturel. Nous avons déjà réalisé de grandes fresques. Celle-ci n’est pas la plus grande en surface mais en hauteur. »

Le vivre ensemble, j’ai souvent entendu cette expression de la part des élus, de gauche et de droite. Mais comment et de quelle manière promouvoir le « vivre ensemble«  ? Ce n’est pas simplement un débat local mais national puisque le vivre ensemble permet de construire du lien entre les êtres humains et bien évidemment promouvoir la paix sociale. Mais l’art pourra t-elle arriver à cet objectif.

Catherine ROUHIER, psychologue à l’école de la paix de Grenoble disait : « Vivre ensemble ne va pas de soi et il faut répéter que cela s’apprend. On pourrait décliner un certain nombre de définitions de ce vivre ensemble« . C’est :

  • Promouvoir des valeurs
  • Développer la solidarité
  • Réorganiser notre vie commune sur la terre
  • Former à la citoyenneté
  • Prévenir les conflits
  • Respecter les cultures, les religions
  • Renforcer la volonté des individus à être des acteurs
  • Apprendre à chacun à reconnaître en l’Autre la même liberté qu’en soi même… »

Le pasteur Martin Luther King avait déclaré :

Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensembles comme des idiots

Alors ces fresques ou l’art de la culture urbaine souvent proposées par l’association Bizarre, favoriseraient-ils le « vivre ensemble« . Vaste question philosophique et artistique :-)

Bref, pour en revenir à cette oeuvre, personnellement je n’y connais pas grand chose en peinture ou l’art urbain, mais ce qu’ils font est assez intéressant et je vous conseille de faire un tour sur leur site internet two hands tenfingers lescomplices thtf. La question que je me pose, c’est que je constate que de nombreuses fresques sont réalisées sur Vénissieux, et qu’est-ce que cela apporte aux habitants. Un peu de couleur, et d’art sur les murs de leur immeuble, une rencontre avec des artistes, une sorte de petite évasion artistique pour sortir de leur quotidien : peut-être !!!.

Mais lorsque je constate que le budget de la culture à Vénissieux représente 8,1 % du budget, que celui de la Démocratie Locale 5,1 %, mais que celui de la Prévention Sécurité ne représente que 2,4 %, et ne parlons pas de celui de l’emploi, dont on ne connait pas précisément le budget alloué à Mr Benmabrouk, adjoint à l’Emploi, au Développement économique et commercial, ni de celui de M. Boumertit, adjoint à l’Insertion et à la Formation, on peut se poser des questions sur le budget de la culture que je trouve bien élevé à Vénissieux par rapport à l’emploi, l’insertion et la sécurité.

Donc, ok pour la culture, mais il faut savoir que la première préoccupation des français et des vénissians est surtout les problématiques liées à l’emploi et à la sécurité et si l’on fait un sondage je suis certain que la culture sera loin derrière.

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5 Commentaires

  1. Si peindre des fresques favorise le vivre ensemble tant mieux. En fait quand on n à pas de travail que l on est discriminé et que le quotidien est un calvaire je ne sais pas si ces fresques attenues ce sentiment d abandon. ..biensure qu il faut de la culture c est le ciment du vivre ensemble par contre si c est juste pour justifier une dépense de l association municipale tout perd de son sens
  2. Ah oui oubliais-je voici la définition du mal qui gangrène la partie de Vénissieux délaissée par notre chère Mme le Maire :
    Définition de la grande pauvreté :
    «La précarité est l’absence d’une ou plusieurs des sécurités, notamment celle de l’emploi, permettant aux personnes et aux familles d’assumer leurs obligations professionnelles, familiales et sociales, et de jouir de leurs
    droits fondamentaux. L’insécurité qui en résulte peut être plus ou moins étendue et avoir des conséquences plus ou moins graves et définitives. Elle conduit à la grande pauvreté, quand elle affecte plusieurs domaines de l’existence,
    qu’elle devient persistante, qu’elle compromet les chances de réassumer ses responsabilités et de reconquérir ses droits par soi-même dans un avenir prévisible. »
    À cette définition on pourrait rajouter Ces précarités amènent en particulier des difficultés pour accéder aux savoirs et à la culture et parfois des difficultés par rapport à l’écrit et à la lecture.
    Voilà…!!!!
  3. Faudrait- il pouvoir y accéder à la culture !!! donc la ville devrait poser la question aux 7000 chômeurs de l’agence de Vénissieux et aux 1230 familles vénissianes bénéficiaires des resto du cœur , alors les mosaïques urbaines franchement RAB et visiblement ils n’ont pas l’air de percuter que la D&CO des tours les vénissians en ont à rien à faire!!! quand je repense au budget alloué à ces bêtises j’en ai des boutons

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