Repas de substitution : où en est-on ?


Fin août 2017 le tribunal administratif de Dijon a annulé la décision adoptée par la municipalité de Chalon sur Saône, qui visait à mettre fin à la distribution des menus de substitution dans les cantines scolaires. Bien entendu la mairie de Chalon-sur Saône a indiqué avoir fait appel mardi tout en demandant la suspension en référé de la décision. Suite à cela le maire LR de la ville, Gilles Platret à déclaré :

Nous avons déposé l’appel devant la cour administrative d’appel de Lyon, tout en précisant qu’une « demande de suspension en référé », c’est-à-dire en urgence, avait été jointe, faisant valoir « l’incapacité matérielle et juridique » à mettre en oeuvre la décision du tribunal. (Source Europe1)

Le tribunal a justifié sa décision avec pour principe « l’intérêt supérieur de l’enfant ».  Ce principe essentiel, stipulé par la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, précise en effet que « Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu’elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale».

Les  enfants ne doivent être ni privés, ni obligés de consommer des aliments en particulier.

Et à Vénissieux, qu’en est-il pour cette rentrée 2017-2018, pour la restauration dans les groupes scolaires. Et bien aucun changement puisque le premier jour de la rentrée de la viande était proposé sans aucun autre choix. 

Michèle Picard, maire communiste de Vénissieux avait déclaré en 2016 :

Qu’on le veuille ou non, accéder à cette requête de repas sans viande, c’est faire entrer le religieux dans un service public de la République.

Il n’est nul question de religieux, personne ne demande de la viande Casher, Halal, ou je ne sais quoi, mais simplement respecter le principe, cité dans la Convention Internationale de l’Enfant.

M. Kessi, ex conseiller municipal, a décidé, devant l’entêtement de la ville de publier un communiqué de presse dénonçant l’attitude de la municipalité :

Cette attitude  est absurde et relève de l’entêtement irresponsable de cette élue qui se positionne dans l’air du temps. Les petits, musulmans, juifs, athées, bouddhistes de notre ville  ont le droit de s’asseoir ensemble autour de la même table et de déjeuner en paix…

Selon Mokrane Kessi, président de France des banlieues, reprend le principe de la Convention Internationale de l’Enfant et la décision du tribunal de justice de Dijon, en mettant en avant l’intérêt supérieur de l’enfant et appelle le maire communiste à faire preuve d’intelligence et de compréhension. Pour continuer dans la démarche de son communiqué, il appelle les parents d’élèves de Vénissieux de se mobiliser et manifester.

A ce jour aucune décision ou date n’a été avancée pour l’organisation d’un rassemblement.

Peut-être que les autres opposants trouveront une bataille commune pour l’intérêt supérieur de l’enfant, hormis M. Girard (Divers Droite), conseiller municipal et Métropolitain, qui me semble t-il, s’était prononcé contre les repas de substitution.

Communiqué de presse de M. Kessi → Communiqué de presse – repas de substitution

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