Il y a quelque jours , le tribunal a relaxé quatre militants lyonnais poursuivis pour avoir affiché des photos d’enfants palestiniens victimes des bombardements. Une décision qui met en lumière à la fois l’acharnement judiciaire contre les soutiens de la cause palestinienne.
L’audience du 10 décembre: https://europalestine.com/2025/12/11/lyon-un-militant-juge-pour-avoir-diffuse-des-photos-denfants-de-gaza-mutiles/
Le parquet leur reprochait une supposée atteinte au « droit à l’image », allant jusqu’à requérir des peines lourdes et disproportionnées, malgré le caractère informatif et militant des affiches. Avant le procès, une transaction financière avait même été proposée, refusée par les prévenus.
Le tribunal a finalement démonté une construction juridique jugée inadaptée, rappelant que les textes invoqués ne s’appliquaient pas à la dénonciation de violences internationales. Dans une affaire connexe visant le militant Yamin, plusieurs poursuites ont également été écartées, certaines étant prescrites et d’autres juridiquement contestables, notamment concernant la légitimité des parties civiles.
La constitution de partie civile de la mairie de Vénissieux
Dans cette affaire, selon l’article du site EuroPalestine, la mairie de Vénissieux s’était constituée partie civile. À l’issue du jugement de relaxe, cette constitution de partie civile n’a pas été retenue par le tribunal, la collectivité se trouvant de ce fait déboutée de ses demandes.
Sur le plan local, le point suscite des interrogations au niveau local, dans la mesure où la municipalité affirme par ailleurs, à travers différentes prises de position publiques, son attachement à la défense des droits du peuple palestinien.
Une question de cohérence politique
Sans remettre en cause la légalité de la démarche judiciaire de la collectivité, cette situation interroge sur la cohérence entre les déclarations politiques affichées et les choix opérés dans le cadre d’une procédure judiciaire visant des militants engagés sur cette même cause.
Comment comprendre qu’une municipalité se revendiquant solidaire de la population palestinienne ait choisi de se constituer partie civile dans une affaire concernant des actions militantes de dénonciation de violences subies par des civils ?

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