Palestine : Idir Boumertit hisse le drapeau palestinien

Il y a un an, le 22 septembre 2025, la France reconnaissait officiellement l’Etat de Palestine. Cette décision était importante, mais elle arrivait bien tard. La France rejoignait alors plus de 140 pays ayant déjà reconnue l’Etat de Palestine. Pendant des années, Paris avait défendu la solution à deux états, tout en repoussant le moment de reconnaître officiellement l’Etat de Palestine.

Le 22 septembre 2025, depuis l’ONU, M Macron, annonçait donc cette reconnaissance en expliquant qu’il était temps de donner une réalité politique à la solution de deux Etats, avec Israël et la Palestine vivant côte à côte dans la paix et la sécurité. Mais pour beaucoup cette décision était aussi le résultat d’une longue mobilisation. Car pendant ce temps, à Gaza, la population palestinienne continuait et continue de vivre sous les bombardements et dans une situation humanitaire et sanitaire dramatique. L’ONU faisant état de bombardements importants, de déplacements forcés et d’un manque très grave de nourriture, d’eau, de médicaments et d’autres produits essentiels.

En CisJordanie, la situation restait et reste également très difficile. L’extension des colonies israéliennes et les violences des colons sont dénoncés par de nombreuses organisations et les Nations Unis comme une menace pour la possibilité même d’un futur état Palestinien.

A Vénissieux, une solidarité ancienne.

Sur la commune de Vénissieux, cette reconnaissance française avait une résonnance particulière. Depuis de nombreuses années, la ville entretien des liens avec la Palestine, et est notamment liée par un traité d’amitié à la ville de Jénine depuis 2015. La municipalité a également soutenu des actions humanitaires et adopté en 2024. un voeu demandant notamment un cessez le feu à Gaza et une reconnaissance de l’Etat palestinien par la France.

A cette date, la maire de l’époque, Michèle Picard (PCF) avait salué cette reconnaissance française comme une avancée historique et une étape vers la paix. Elle rappelait l’engagement de Vénissieux au côté du peuple palestinien. Mais ce jour-là, le drapeau n’avait finalement pas été hissé sur le fronton de l’Hôtel de ville. Plusieurs communes avaient fait ce choix alors que Vénissieux de ne rien faire. Cette absence avait d’ailleurs été publiquement regrettée par le député Idir Boumertit (LFI).

Pourtant, au delà des décisions administratives et des règles officielles, il reste une chose simple : un élu est aussi un citoyen.

Un citoyen qui regarde ce qui se passe dans le monde, un citoyen qui peut être touché par les images de familles déplacés, de bombardements, d’enfants tués, de villes détruites et d’une population qui vit depuis des années dans la peur et l’incertitude.

Un drapeau, un geste, une conscience

Hisser un drapeau n’arrête pas la guerre. Cela ne protège pas directement une famille sous les bombe, et cela ne remplace pas les décisions diplomatiques ni le droit international. Mais un drapeau est aussi un symbole. Il peut dire : nous voyons ce qui se passe. Nous ne sommes pas indifférents. Nous pensons aux victimes. Nous voulons la paix et la justice. C’est ainsi que le geste d’un élu peut prendre une dimension particulière. Il ne s’agit pas seulement d’un geste politique, il peut aussi être celui d’un citoyen qui refuse de rester silencieux devant la souffrance d’un peuple.

La reconnaissance d’un Etat est une étape, mais elle doit être suivi d’actes. Le droit international doit être respecté, et les populations civiles doivent être protégées. Gaza doit pouvoir être reconstruit et les violences ainsi que l’expansion des colonies en Cisjordanie doivent cesser

Un an après, ne pas et ne jamais oublier.

Un an après, le drapeau palestinien reste pour beaucoup un symbole de solidarité.

  • Solidarité avec les enfants de Gaza.
  • Solidarité avec les familles qui ont perdu leurs proches.
  • Solidarité avec les Palestiniens de Cisjordanie confrontés à l’occupation et aux violences.
  • Mais aussi solidarité avec tous ceux qui, en Israël comme en Palestine, veulent simplement vivre en paix et en sécurité.

La reconnaissance de la l’Etat de la Palestine par la France était nécessaire, mais elle aurait pu intervenir plus tôt et maintenant qu’elle a eu lieu, elle ne doit pas rester seulement une déclaration, il faut des actes, des gestes et des symboles, pour la paix, la justice, et le droits des peuples.

A Vénissieux, le député maire Idir Boumertit, a décidé, pour cette journée, d’un an après la reconnaissance de l’Etat de la Palestine, d’accrocher lui même le drapeau palestinien sur le fronton de l’Hôtel de ville, parce qu’un élu n’est pas seulement celui qui signe des décisions derrière un bureau, il est aussi un citoyen qui regarde sa ville, le monde, et qui reste à l’écoute de sa population et qui peut choisir de montrer, par un geste simple, qu’il refuse l’indifférence. Le drapeau sera retiré dès demain. 

 

Un drapeau ne change pas le monde à lui seul. Mais parfois, il permet de dire clairement de que côté se trouve notre humanité : du côté de la paix, de la  justice, et du respect de la vie.

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