Désespéré, il s’installe devant la mairie

Un vénissian a décidé de passer une bonne partie de l’après midi sur le parvis de l’Hôtel de Ville pour dénoncer sa situation. Depuis plus de deux ans, il est à la recherche d’un emploi, en vain, malgré son certificat Caces de conducteur d’engin. Formation qui selon Bachir a été financée par Pôle Emploi.

M. Kessi a eu vent de son histoire et l’a rejoint à la mairie pour faire une petite interview. On sent que cet homme, qui modestement et avec son vocabulaire dénonce l’intolérable. 

Il  dit avoir rencontré M. Djilannie BenMabrouk, adjoint à l’emploi, et selon Bachir « il me parle de son fils« , une déclaration assez étonnante :

Bien évidemment, des directeurs sont descendus pour s’entretenir avec M. Kessi. 

Au delà de cette histoire, reste le vrai problème que subisse un grand nombre de vénissians. Les discours sur la Charte de Coopération, sur la création d’emploi par les nouvelles entreprises, de futurs emplois pour le chantier du Puisoz, et annoncer que la société Carso va s’agrandir, ok, c’est bien beau. Mais faut-il un événement comme celui-ci pour faire comprendre à Mme le maire et à l’élu chargé de l’emploi, que certaines personnes vivent des situations difficiles et qui parfois engendrent des dépressions, voire des suicides. 

On sait très bien, que la municipalité n’est pas créatrice d’emploi, mais les différentes personnalités de cette ville peuvent néanmoins, passer un coup de fil à ces entreprises qui ont signé la charte de Coopération, afin d’aider Bachir pour retrouver un emploi, ou l’aider dans ses démarches.

J’espère que la diffusion de cette vidéo sur les réseaux sociaux, permettra à Bachir de retrouver un emploi rapidement pour que lui et sa famille vivent dans la dignité, car il faut avoir du courage avec les températures actuelles, pour descendre et rester presque toute une après midi afin de se faire entendre son désarroi.

La police municipale est intervenue afin d’empêcher Bachir de s’installer à l’intérieur de la mairie, et certainement par précaution, deux policiers l’ont accompagné car il voulait se rendre aux toilettes.

Selon M. Kessi 

J’ai eu un entretien avec un responsable mairie. Les services vont s’occuper de Bachir. A suivre. Mais bachir est toujours aussi énervé et ne croit plus en ce que qu’on lui dit. Je suivrais cela de près. Promis. Nous quittons l’hôtel de ville.

Et Mme le maire, où était-elle ? Ne pouvait-elle pas recevoir ce vénissian ?

Nous suivrons de près l’histoire de Bachir qui à mon avis n’est pas le seul cas à Vénissieux

 

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7 Commentaires

  1. Les gens « hurlent » comme vous dite pour interpeller les personnes qui peuvent agir. Sans action il n’y a souvent pas grand chose à attendre des patrons ou des pouvoirs publics. Regarder Véninov que vous citer en exemple, les salariés combatifs n’ont pas été repris car écartés volontairement par le repreneur et quand Windhager annonce la fermeture 3 ans plus tard les salariés plus dociles prennent la porte sans rien dire et sans presque un bruit. On n’a pas beaucoup entendu le PS s’exprimer sur la situation sauf vous pour dire que c’était la faute de la mairie de Vénissieux. L’ennemi était-il là? Il n’y a eu que le seul salarié adhérent CGT qui a essayé en vain de protester avec les gens de l’extérieur mais sans soutien (actif ou contraint) du pouvoir en place il y avait peu d’espoir. Mr Blein est bien venu une fois lors d’une initiative CGT et il a juste demandé les CV des salariés pour voir ce qu’il pouvait faire. Les citoyens l’ont ils élu pour qu’il fasse office de Pole Emploi pour gérer les conséquences des choix financiers des entreprises ou bien pour qu’il agisse politiquement pour mettre des règles dans l’intérêt collectif?

    Quand les salariés se mobilisent comme chez Rexroth avec une grève totale de plusieurs jours et que la préfecture intervient auprès des dirigeants de Bosch pour leur rappeler qu’ils ont touché des aides publiques et qu’ils doivent maintenir l’activité ici s’ils ne voulaient pas avoir des problèmes avec l’Etat français et bien ça marche. Le projet de casse est abandonné (pour le moment) et la charge de travail est garantie jusqu’en 2020. Pourquoi devrions nous le faire des cadeaux, nous en font-ils eux?

    Si Trump est un personnage dangereux et qu’il n’aidera pas le petit peuple car il défendra d’abord les intérêts de sa classe, il démontre néanmoins avec les constructeurs automobiles que la puissance publique peut faire plier les multinationales. Il faut juste avoir le courage de les affronter. C’est pas en leur donnant des aides qu’ils resteront mais c’est en les contraignant.

    Et si vous n’y croyez pas, épargnez nous vos candidatures pour nous expliquer une fois élu que vous ne pouvez rien y faire. Laissez la place à ceux qui veulent le faire.

  2. josseline de Léo, je sais que vous avez une recette miracle pour empêcher les entreprises de quitter la France. Défiler avec les drapeaux de la CGT et du PCF avec André Gérin, Michèle Picard et son vice maire Pierre Alain Millet, en hurlant patron salaud , a vraiment beaucoup d effet. La preuve VENiNOV …DHL…Etc.. Bientôt l extrême gauche au pouvoir avec votre idole malgré vous , Mélenchon, j espère qu on ne sera pas déçu
    LBK
  3. Et ce n est pas en laissant partir Bosch les poches pleines, en laissant RVI faire un plan de licenciements par an de moyenne, en laissant Windhager fermer Véninov, en laissant casser l usine de Carbone Savoie et bien d autres que les chômeurs trouveront du boulot. Quand mettrons nous fin à tous ces actes qui ne créent que de la misère pour le plus grand nombre et le profit pour seulement quelques uns. Il y a quelques années les caristes bossaient chez RVI. Aujourd hui les caristes sont à Pole Emploi. Honte aux differents derniers gouvernements PS comme RPR, UMP ou Republicains qui n ont eu de cesse de defendre l interet des puissances d argent.

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