Stationnement parking rue Jean-Macé : le mystère des containers est (enfin) levé

Il y a quelques jours, nous publiions un article sur la fermeture prolongée d’un parking du centre-ville situé sur la rue Jean Macé, condamné jusqu’en octobre 2027, envahi de modules préfabriqués, sans la moindre explication officielle. Nous posions des questions simples : quel chantier ? Pour quoi faire ? Qui commande ? Combien ça coûte ?.

Aujourd’hui, nous avons la réponse — non pas parce que la municipalité a daigné communiquer directement avec les riverains, mais parce que l’information a fini par filtrer : le parking est utilisé comme base de chantier pour la construction de la future Maison des Mémoires Olga-Bancic, lieu qui sera dédié à l’histoire de Vénissieux, initié par l’ancienne majorité et qui prendra place sur le site de l’ancien Hôtel de Ville, place Léon-Sublet.

Un projet culturel de cette envergure, ancré dans l’identité même de la ville, méritait qu’on le dise clairement, un panneau de chantier informatif, quelques lignes dans le bulletin municipal, un affichage en bonne et due forme — rien de très compliqué pour éviter que la question reste posée pendant des semaines.

La transparence ne s’improvise pas

On comprend mieux, désormais, pourquoi la fermeture s’étire jusqu’en octobre 2027 : un chantier de cette nature, sur un site historique sensible, demande du temps, de la préparation, des fouilles archéologiques préventives peut-être. Soit. Mais si le projet a pu faire l’objet de débats, il n’a manifestement pas trouvé le chemin d’une communication de proximité claire et visible pour ceux qui subissent au quotidien la perte de ces places de stationnement.

C’est là toute l’ironie de la situation : un projet dédié à la transmission de la mémoire, lancé par l’ancienne majorité mais repris par une majorité qui avait fait de la transparence son étendard de campagne, et dont les riverains du centre-ville peinent encore à comprendre ce qui se passe à deux pas de chez eux.

Des questions qui restent sans réponse

L’identité du projet est désormais connue. Mais les questions pratiques, elles, demeurent entières : quel est le calendrier précis des travaux ? La date d’octobre 2027 correspond-elle à la livraison du bâtiment ou simplement à la restitution du parking utilisé comme base de vie de chantier ? Qui finance l’opération, et à quelle hauteur — Ville, Métropole, Région, État ? Des solutions de stationnement alternatives ont-elles été identifiées pour les riverains et les commerçants pendant toute cette période ?

Autant de points sur lesquels la municipalité gagnerait à communiquer. Pas pour se justifier — mais parce que les habitants le méritent.

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