Sécurité : la parole aux habitants

Non satisfait des réunions des Assemblées Générales qui ont eu lieu en octobre et novembre 2017, où l’on a pu constater que les habitants ont souvent soulevé les problèmes de trafics, d’incivilités, et de sécurité, la ville de Vénissieux a décidé d’organiser une réunion de concertation et une réflexion lors d’un débat prévu le 04 avril 2018 au cinéma Gérard Philippe.

La mairie, par la voix de M. Truscello, conseiller municipal, Président du Conseil de quartier Charréard / Max-Barel ne remet pas en cause le travail effectué par la ville, les bailleurs et la police, mais on peut lui dire, tout de même que tous ces problèmes de sécurité révèlent bien d’un échec de tous ces services. Selon l’article du Progrès en date du 23 janvier 2018, M. Truscello (PCF) déclare :

Il n’y a pas de solution toute faite malgré tout ce qui est accompli par la police, la municipalité, les bailleurs sociaux…

Alors là, je me gausse, comme dirait l’autre, car on aimerait bien savoir le travail accompli par ses organismes. Allez admettons qu’il y a vraiment eu un travail. Il faudrait que l’on m’explique pourquoi ce sujet est tant revenu sur la table dans la plupart des réunions des Assemblées Générales de 2017.

Mais ce n’est pas tout, puisque M. Pierre Alain Millet (PCF) est aussi intervenu pour déclarer : 

Cette démarche vise notamment à permettre aux citoyens qui ont parfois peur de parler et aux parents souvent démunis, de s’emparer de ces questions : drogue, violence, économie souterraine…  Avec, pourquoi pas, à la clé« des collectifs d’habitants »  « sauvons nos enfants» ou « Pas touche à mon quartier » (Le Progrès)

Ah Wouep, et pourquoi pas une « milice » aussi !!! Ce sont aux services de l’Etat, conjointement avec la municipalité de régler les problèmes de sécurité, et non pas aux habitants. On galère déjà dans nos quartiers, qu’il faudrait créer un collectif d’habitants, et pour faire quoi ? Dans quel cadre légal ? Etc…

Mais ce que je trouve le plus grave dans tout cela, ce n’est pas que la municipalité décide d’organiser un débat autour de ces questions, mais je me demande pourquoi c’est un conseiller municipal communiste, et un adjoint au logement de parler de sécurité, alors que Michèle Picard, maire communiste de Vénissieux, a en charge la délégation sur la sécurité. N’est-ce pas au maire de monter au créneau quand il s’agit de sécurité ? N’est-ce pas au maire de rassurer les habitants ? N’est-ce pas au maire de venir discuter sur le terrain avec les habitants, jeunes ou moins jeunes.

Alors cessons avec toutes ces réunions, débats, et je ne sais quoi encore, il serait temps que les problèmes évoqués lors des assemblées générales soient vraiment pris en compte. Les habitants se sont exprimés lors de ces assemblées générales, donc à quoi va servir de faire une réflexion sur ces sujets de sécurité.

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2 Commentaires

  1. L’autre soir, je sors de chez moi (max barel) et tombe sur une bande de grimlins en train de trafiquer !
    Rien d’anormal jusque là ;)
    Sauf que je croise une équipe de la Police Municipale, je les arrêtent et leur demande ce qu’ils peuvent faire.
    Ils m’ont clairement dit quau niveau politique locale,on ne souhaite pas les voir intervenir sur toutes ces problématiques. De plus, ils me font part de leur manque d’armements face aux risques quotidien.
    Je comprends donc qu’on se fout de nous et de notre sécurité, tout le monde se renvoie la balle sans nous apporter de réponse…bref…. J’en ai marre

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