Vénissieux : comptes de campagne validés pour Picard, la tension persiste avec Boumertit

Selon le site Le Vénissian (PCF) les comptes de campagne de Michèle Picard pour les élections municipales viennent d’être validés, sans la moindre remarque alors qu’un signalement avait été fait par M BenMoussa, ex conseiller municipal, mais dans la newsletter envoyé par le PCL local, le texte commence par :

« dernière nouvelle, les comptes de campagne de Michèle Picard pour les élections municipales viennent d’être validées sans aucune remarque ! Le polémiqueur en chef des réseaux qui multiplie depuis des années des dizaines de « signalement au procureur » pour attaquer Michèle Picard s’est encore une fois couvert de ridicule en affirmant qu’elle avait triché dans ses comptes »

L’auteur de ce texte ne cite pas explicitement le nom du « polémiqueur » — peut-être par crainte d’une plainte en diffamation, peut-être par volonté de ne pas lui offrir davantage de visibilité. L’intéressé, de son côté, a également eu connaissance de cette validation. Selon son raisonnement, une validation des comptes par l’administration compétente ne vaudrait pas reconnaissance de leur légalité : seul un recours porté devant le tribunal aurait permis, selon lui, de trancher réellement la question.

Un contexte de bras de fer électoral

Cette validation intervient alors que la commune traverse une période de tension politique intense. Depuis le second tour des municipales de mars, remporté par Idir Boumertit avec seulement 25 voix d’écart, trois recours devant le tribunal administratif visent à faire annuler le scrutin. Le recours du PCF vénissian a été lancé par Jean-Yves Truscello (PCF) et huit autres vénissians de la liste « Unir-Résister-Agir ». Fait à souligner : le nom de Michèle Picard, pourtant tête de liste, n’apparaît pas parmi les requérants.

Parallèlement, c’est dans ce même dossier que la majorité LFI affirme avoir découvert, en étudiant les pièces jointes au recours, des documents administratifs internes contenant des données personnelles concernant des habitants, des élus et des agents municipaux — documents qui, selon Idir Boumertit, auraient été transmis à plus d’une centaine de personnes impliquées dans la procédure. La municipalité a donc porté plainte contre X à deux reprises pour violation du secret professionnel, et a saisi la CNIL. Deux enquêtes administratives internes ont par ailleurs été ouvertes ; leurs premières conclusions écarteraient une fuite venue de l’administration elle-même.

La suite se jouera devant le tribunal

Le 8 juillet, l’équipe de Michèle Picard a tenu, selon le site LyonDécideurs, une conférence de presse dans un café flambant neuf du quartier du Grand-Parilly. Malgré la canicule et un soleil de plomb, la journée s’est poursuivie place de la Paix avec un « conseil municipal populaire ». Toujours selon LyonDécideurs, un petit film aurait été même commandé pour l’occasion à 16 Prod, une boîte de communication de la banlieue parisienne, spécialement dépêchée sur place.

De son côté, l’équipe d’Idir Boumertit a réagi en accusant Michèle Picard de « possession illégale de documents » — une référence aux pièces transmises par la ville au procureur dans le dossier Quentin Taieb, documents qui ont en réalité été communiqués à l’ensemble des candidats par le tribunal dans le cadre du recours électoral.

En définitive, c’est la justice qui tranchera sur la validité du scrutin. Si l’élection venait à être annulée, ce sera aux électeurs vénissians de se prononcer à nouveau — et de dire s’ils souhaitent revenir à une gestion portée par la liste de Michèle Picard (PCF), mais cette fois ce sera sans les élus insoumis, tant le divorce entre les deux formations, et plus encore entre Michèle Picard et Idir Boumertit, semble désormais consommé.

Mais avant de relancer une campagne officielle, la route s’annonce longue, avec plusieurs étapes juridiques obligatoires. Il faudra d’abord que le tribunal administratif se prononce et annule le scrutin. Si c’est le cas, la majorité actuelle (LFI) ferait très probablement appel de cette décision, ce qui renverrait l’affaire devant le Conseil d’État — la plus haute juridiction administrative française — qui aurait alors le dernier mot. Un processus qui ne devrait pas aboutir avant plusieurs mois, voir même le premier semestre 2027.

Le calendrier se complique encore davantage : ce même premier semestre 2027 sera aussi celui de l’élection présidentielle, suivie des élections législatives. Un enchevêtrement de scrutins qui laisse craindre un timing particulièrement serré pour organiser de nouvelles municipales à Vénissieux.

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