On ne va pas se mentir : chaque été, il y a deux certitudes. La chaleur… et ce petit bzzzz au moment où tu viens juste de t’endormir.
Le moustique, lui, n’a plus rien d’un touriste de passage. De plus le moustique tigre est venu s’installé en France depuis 2004, et il s’est clairement dit qu’ici, c’était pas mal. Sauf que derrière le simple côté agaçant, on parle quand même de santé publique (dengue, chikungunya, zika… histoire de poser l’ambiance).
À Vénissieux, la Ville a décidé de ne pas prendre ça à la légère et annonce un tour de vis pour juin 2026. Et pour une fois, ce n’est pas juste trois slogans et un flyer oublié dans une boîte aux lettres.
Le plan anti-moustique version terrain
Concrètement, ça commence assez simplement : entretien des espaces publics, nettoyage régulier… bref, supprimer les petits coins d’eau qui font le bonheur des larves.
Parce que oui, le moustique tigre, contrairement à ce qu’on imagine, n’a pas besoin d’un lac. Une coupelle, un seau, un vieux pot… ça lui suffit largement pour lancer une colonie.
La Ville mise aussi pas mal sur la prévention chez les habitants, avec des actions menées avec l’EIRAD. En gros : expliquer, rappeler, sensibiliser. Pas très glamour, mais indispensable.
Et évidemment, il y a la communication classique : affiches, flyers, magazine municipal… (que certains liront attentivement, et d’autres utiliseront pour caler une table bancale, soyons honnêtes).
Une appli pour traquer le moustique (oui, on en est là)
Petite nouveauté intéressante : l’application Zzzapp. Le principe est assez simple : tu scannes ton environnement, tu repères les zones à risque, tu agis… et tu contribues à une sorte de carte collective.
Dit autrement : chacun peut jouer au chasseur de moustique dans son quartier.
C’est un peu la version locale et utile du “je fais quelque chose avec mon téléphone”, et pour le coup, ça a du sens. Parce que si ton voisin laisse traîner de l’eau partout, ton spray anti-moustique, aussi cher soit-il, ne fera pas de miracle.
Le vrai changement : le piège à moustique gratuit (ou presque)
Là où ça devient vraiment intéressant, c’est côté portefeuille. La Ville a constaté un truc assez classique : l’aide pour acheter des pièges existait… mais quasiment personne ne l’utilisait. Résultat, ils ont décidé de simplifier et de frapper plus fort.
Le Conseil municipal du 15 juin 2026 a officiellement acté ce virage : l’aide a été largement renforcée pour encourager les habitants à s’équiper.
Depuis juin 2026 :
👉 jusqu’à 100 % du prix TTC du piège remboursé
👉 avec un plafond de 80 € par foyer et par an
Pour donner une idée, avant on était sur un soutien bien plus limité (jusqu’à 50 % du coût et 35 € maximum). Autant dire que ça ne déclenchait pas forcément les achats.
Concrètement, il suffit de faire une demande auprès de la mairie (ou par mail à schs.venissieux@ville-venissieux.fr) avec le formulaire prévu.
Le maire, Idir Boumertit, le dit clairement : l’idée, c’est que les habitants puissent s’équiper sans se poser la question du coût, et participer directement à l’effort collectif. Traduction plus concrète : “on vous enlève l’excuse du prix”.
Le vrai sujet : nous (oui, un peu quand même)
Parce que derrière toutes ces mesures, il y a une réalité toute simple : si chacun ne fait pas un minimum attention chez soi, ça ne marchera pas. Le moustique tigre, c’est vraiment le champion du système D. Et souvent, il gagne… à cause de petits oublis du quotidien.
Un arrosoir qui traîne, une gouttière bouchée, un bidon oublié… et c’est parti.
Conclusion (et petit moment de vérité)
On peut râler contre les moustiques, acheter tous les sprays du monde, installer des prises anti-insectes dans chaque pièce… mais le vrai combat, il est surtout collectif. Pour le coup, Vénissieux met pas mal d’outils sur la table cette année : prévention, appli, aides financières. Il y a de quoi faire.
Après, reste la question la plus délicate : est-ce qu’on va s’y mettre… avant la prochaine piqûre à 3h du matin ?
Parce que bizarrement, c’est souvent à ce moment-là qu’on se dit :
“ok, demain je m’en occupe.” 🦟

Soyez le premier à commenter