Fêtes escales 2026 : polémique entre une ex élue PCF et Farouk Ababsa (LFI), on démêle le vrai du faux

photo d'illustration
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Le post de Marie Christine Burricand ex élue communiste contre Farouk Ababsa (LFI) adjoint à la culture a le mérite de relancer le débat sur les Fêtes escales. Dommage qu’il le fasse en boitant sur les faits.

L’ancienne élue communiste s’en prend au manque d’entrain de la municipalité actuelle, qu’elle relie à l’annulation du feu d’artifice du 13 juillet. Sauf qu’elle oublie de préciser un détail qui change tout : la programmation 2026 des Fêtes escales, c’est l’ancienne majorité qui l’a bouclée. Y compris l’absence totale de festivités ce même 13 juillet. Résultat, pour la première fois, les trois jours consécutifs qui faisaient la marque de fabrique de l’événement n’ont pas été respectés. Avant de reprocher à l’équipe en place un manque d’ambition sur la programmation, encore faudrait-il rappeler qui l’a dessinée.

Reste le feu d’artifice, seul point sur lequel la responsabilité revient bien à la municipalité actuelle. Mais le présenter comme un simple manque de volonté politique, c’est passer sous silence le contexte : canicule, sapeurs-pompiers déjà à flux tendu. Annuler un feu d’artifice en pleine vague de chaleur, quand les secours sont sursollicités, ce n’est pas un renoncement, c’est de la prudence élémentaire. On peut le regretter, on ne peut pas en faire le symbole d’un désengagement.

Sur le fond, Mme Burricand a raison sur un point : le prix des concerts a explosé en vingt ans, pendant que les communes voyaient leurs dotations fondre. C’est un vrai sujet, et il mériterait d’être traité pour lui-même plutôt que noyé dans une charge contre l’adjoint à la culture. D’autant que Farouk Ababsa nous a lui-même affirmé qu’une refonte de la programmation des Fêtes escales était à l’étude pour 2027, signe que la question n’est pas ignorée par l’équipe en place, contrairement à ce que laisse entendre le post de l’ex-élue.

Le reste de son texte tient davantage de l’interprétation que de la démonstration. Que les fan-zones aient attiré plus de jeunes que les concerts n’a rien d’une révélation ni d’une faute politique — c’est un simple fait de société, valable bien avant l’arrivée de cette équipe aux affaires. Quant à la disparition du mot « républicain » dans la communication autour du pique-nique du 14 juillet, y voir un refus d’assumer l’événement relève plus du procès d’intention que du constat.

Un vrai débat sur l’avenir des Fêtes escales est légitime : sur leur budget, sur leur programmation, sur la place à donner aux jeunes générations. Mais ce débat gagnerait à s’appuyer sur des faits vérifiés plutôt que sur une addition de reproches qui omettent qui a décidé quoi. On ne juge pas une équipe sur des choix qu’elle n’a pas faits — surtout quand elle annonce déjà vouloir les revoir.

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