Le tribunal correctionnel de Lyon a tranché ce mardi 28 juillet dans une affaire qui avait bouleversé le plateau des Minguettes, à Vénissieux. L’homme de 44 ans jugé pour la mort de Kilyan, un adolescent de 17 ans, écope de sept ans de prison ferme pour homicide routier.
Un adolescent fauché sur un passage piéton
Retour sur un drame survenu le 13 juillet 2025, avenue Marcel-Cachin. Ce jour-là, Kilyan circulait à bord d’une draisienne électrique lorsqu’une moto l’a percuté de plein fouet sur un passage piéton. Le jeune homme est mort sur place, sans avoir pu être sauvé.
L’enquête a rapidement mis en lumière la responsabilité du conducteur : celui-ci roulait sans permis, sans assurance, et avait consommé de l’alcool avant de prendre la route. Sa vitesse a par ailleurs été estimée à environ 80 km/h, largement au-dessus de la limite de 50 km/h en vigueur à cet endroit.
Un profil déjà connu de la justice
L’homme, domicilié à Vénissieux, n’en était pas à sa première infraction routière : son casier judiciaire comptait déjà quatre condamnations pour conduite sans permis, souvent commises sous l’emprise de l’alcool. Un passé qui a pesé lourd dans la décision des juges, d’autant qu’il encourait une peine maximale de dix ans d’emprisonnement.
Face au tribunal, le prévenu a admis qu’il n’aurait pas dû se trouver au guidon de la moto ce jour-là. Il a en revanche contesté l’analyse d’un psychiatre qui avait pointé chez lui un manque d’empathie.
Une détention provisoire marquée par des tentatives de contact
Selon différents articles de la presse locale, le parcours judiciaire du prévenu a été émaillé d’incidents pendant sa détention provisoire. Il lui est reproché d’avoir cherché à joindre l’entourage de la victime sur les réseaux sociaux, ainsi que d’avoir laissé filtrer des informations confidentielles liées au dossier. Ce comportement avait valu un rappel à l’ordre de la magistrate lors d’une audience de renvoi — le procès, prévu initialement le 11 juin, avait dû être reporté après l’arrêt maladie de l’avocat de la défense. Le risque de pression sur la famille de Kilyan et celui de récidive avaient alors justifié le maintien en détention de l’accusé.
La famille et une association mobilisées
Pendant toute la procédure, les proches de Kilyan se sont régulièrement rassemblés devant le palais de justice pour soutenir la mémoire de l’adolescent. L’association lyonnaise « Et 6 c’était Vous », qui milite pour la protection des piétons et contre la délinquance routière, s’était constituée partie civile.
À la barre, la mère de Kilyan a tenu à rappeler que la mort de son fils n’avait rien d’un simple accident : elle a dénoncé un « choix irresponsable » qui le lui avait arraché, refusant que l’on réduise ce drame à un simple concours de circonstances.
Sources : Lyon Mag, Lyon Capitale

Soyez le premier à commenter