Annexe et construction du nouveau collège Alain : Nathalie Frier intervient à la Métropole

Par notre correspondante, Rachida

Décidément la concertation vue du côté des élus (es) est différente de la vision des habitants, et ceci est valable pour Vénissieux comme pour Saint-Fons. Récemment, Mme Frièr, maire de Saint-Fons a publié sur sa page le texte lors de son intervention à la Métropole et ceci pour des raisons de « transparence ».

 

Pour certains habitants, la concertation ne semblait pas être au rendez-vous au contraire de ce que déclare la maire de cette ville. Donc non contente d’avoir pris la décision sans, à mon avis sans une vraie concertation avec les habitants de Saint-Fons, ni les habitants du quartier des marronniers à Vénissieux, et semble t-il sans les parents d’élèves du collège Alain quant à l’implantation de l’annexe du collège sur le terrain face à la station BP qui fait tant couler d’encre… il semblerait donc que Madame Frier ait ressenti le besoin de « s’auto-rassurer » et de tenter de rassurer toutes les personnes qui pourraient, à juste titre, s’inquiéter de voir les algécos déposés là en un temps record, face à la station BP de Vénissieux.

Bien évidemment une réunion a eu lieu en présence de M. Eric Desbos, 5ème Conseiller membre de la Commission Permanente Éducation, Collèges et Actions éducatives à la métropole, ainsi que quelques parents d’élèves et quelques membres du personnel du collège Alain ainsi qu’une professeur, n’a à priori pas réussi à calmer les inquiétudes des parents d’élèves de St Fons ainsi que d’autres parents vénissians.

Les questions posées n’ont pas trouvé de réponses claires et ont, semble-t-il, plus agacé nos élus, face à des mères de familles qui s’indignaient de ne pas avoir été vraiment concertées et qui insistaient sur les risques que peuvent encourir des collégiens face à une station d’essence et une route à forte affluence non sécurisée. Selon certains parents, lorsque le maire a été interrogée sur la question de la sécurité autour de l’annexe du collège, elle aurait tout simplement répondu que ce serait à la maire de Vénissieux de répondre à cette question, autant dire que chacun se rejette la responsabilité puisque Mme Picard, maire communiste de Vénissieux a déclaré lors de son intervention que des aménagements soient prévus par La Métropole pour sécuriser les entrées et sorties :

« J’ouvre une parenthèse sur la situation du collège Alain, qui va disposer d’une antenne provisoire sur la commune de Vénissieux, pour permettre l’accueil des collégiens, le temps de finaliser le projet du futur collège à Vénissieux. Je voudrais m’assurer que ces adolescents seront accueillis dans les meilleures conditions, et que des aménagements spécifiques soient prévus par la Métropole pour des entrées et sorties sécurisées. Et je referme la parenthèse. » (Michèle Picard)

Quand à M. Desbos, il suffit de voir ses posts sur Tweeter pour comprendre qu’il semble être proche de M. Kimelfeld, Président de la Métropole, et lorsque l’on voit le tweet reposté portant sur le collège Alain il est surprenant de voir que les habitants ont été concertés alors qu’il semblerait que cela ne soit pas vraiment le cas.

Concernant la rénovation du collège Alain, selon Nathalie Frier, l’extension rendait impossible sur St-Fons du fait des contraintes PPRT (plans de prévention des risques technologiques) :

« La délibération l’indique, le collège Alain, c’est une rénovation, c’est une extension aussi, que la Métropole construit à l’extérieur de la commune sur un terrain voisin et desservi par le bus pour une raison majeure : la contraintes PPRT qui pèse sur le foncier rendait impossible une extension à Saint-Fons. »

Donc La Métropole, la ville de Saint-Fons et la municipalité de Vénissieux n’ont trouvé d’autres que de construire cette annexe près d’une station essence et d’une route très fréquentée !!!

Mon avis est que les élus doivent cesser de prendre les habitants de Vénissieux et de Saint-Fons pour des habitants de seconde zone, pas capables de réfléchir, de s’exprimer, de choisir le meilleur pour leurs enfants ? Où est la mixité sociale que la métropole avait promis ?

Il semblerait que la construction prochaine du nouveau collège Alain se fera entre l’Arsenal et Saint-Fons, et certains commencent à dénoncer un énième « collège ghetto ». Comment Madame Frier peut-elle dire que des enfants de Saint-Fons et Vénissieux allant sur Lyon dégraderaient leur journée du fait qu’il soient plus longtemps dans les transports en commun ? De quelle mixité parle-t-elle ?

« Les collèges correspondent à un bassin de vie, à une carte scolaire, et des temps de trajets. Si nous devions envoyer nos collégiens dans des arrondissements lyonnais, ce serait rallonger leurs trajets et dégrader leurs journées. Ce serait aussi avouer qu’on ne réussira jamais à instaurer une vraie mixité sociale au sein des quartiers populaire, et que la seule solution est la fuite. Je ne l’accepte pas » (Nathalie Frier)

A mon humble avis, des élèves de Saint-Fons avec ceux de Vénissieux ce n’est pas vraiment le top en terme de mixité sociale ! 

Et les critiques justifiées ou pas vont bon train sur les réseaux sociaux, d’autant que l’information circulant sur les réseaux permettent à tous les esprits éclairés, à tous les parents inquiets, tous les responsables d’associations, à tous ceux qui veulent une réelle amélioration des conditions de vie dans leur commune de pouvoir échanger, de s’entraider, dénoncer et refuser des décisions aussi importantes qu’injustes, car ce ne sont pas les médias traditionnels qui traiteront ce genre d’informations avec objectivité et clarté. 

L'info c'est le partage !.

2 Commentaires

  1. Renouvellement urbain, consultation, démocratie : Les textes sur la participation des habitants sont pourtant clairs : la concertation s’entend d’un processus qui débute très en amont de tout plan, prévisionnel de travaux, de budget, etc… Les textes de loi parlent de co-construction, c’est à dire que les projets eux-mêmes doivent être construits AVEC les citoyens, habitants, acteurs locaux !
    Nos édiles, leurs fonctionnaires et techniciens seraient-ils tellement à l’aise que les textes de loi ne les concerneraient pas ?
    Certes, élaborer avec la population exige une volonté, des moyens sérieux et une constance forte, alliées à une confiance indispensable entre collectivités et population (ce qui semble être une denrée rare aujourd’hui sur nos territoires). Mais les méthodes, pratiques en la matière sont aujourd’hui nombreuses dans la France du renouvellement urbain. Or, l’impasse est systématique sur la participation des citoyens et les raccourcis sont allègrement pris pour faire plus simple, plus vite, ce qui, du point de vue des habitants, des citoyens peut se révéler largement inacceptable et constituer, après les décennies de « relégation » et de traitements particuliers conduisant à l’abandon des ces territoires, des violences institutionnelles supplémentaires.
    Certes, élaborer sans la population, c’est un gain de temps formidable tout à fait appréciable par les partenaires privés qui n’ont que faire de ces textes et surveillent leur TRI (temps de retour interne) et autres ratios sonnant et trébuchant ! Ce n’est malheureusement pas ainsi que l’on prépare les temps de consensus où les populations se sentent impliqués, concernés par le politique et contribuent à l’émergence et la vie de sociétés et de communautés pacifiées et harmonieuses. Dommage, assez petit et … illégal. B. T. (35 ans en Génie civil, urbanisme, économie de projets).

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