Rapport sur les quartiers prioritaires : logement – éducation – économie

On l’attendait, il est arrivé. La Cour des Comptes a publié le rapport sur l’évaluation de l’attractivité des quartiers prioritaires et le constat pour Vénissieux, n’est pas très réjouissant alors que la majorité communiste nous laisse croire que la situation s’améliore avec les divers plans de rénovation de ces dernières années.

Cette enquête nationale qui s’est appuyée sur une étude approfondie de huit quartiers prioritaires dont Vénissieux, a permis à la Cour et quatre chambres régionales des comptes de procéder à l’évaluation d’un des objectifs clefs de cette politique publique

  •  l’attractivité des quartiers prioritaires autour de trois dimensions de la vie quotidienne :
    • le logement
    • l’éducation
    • l’activité économique. 

Selon le rapport

Le logement :

« En matière de logement, au cours des dix dernières années et en dépit de l’amélioration du bâti et de l’urbanisme, l’attractivité des quartiers ayant bénéficié du plan national de rénovation urbaine (PNRU), évalué à environ 46 Md€, reste faible, leur image restant durablement ternie par les problèmes de sécurité. La politique d’attribution des logements sociaux ne contribue pas à atteindre l’objectif de mixité sociale et elle peine à inverser la tendance à la concentration des difficultés dans ces quartiers. » 

La mixité sociale, c’est pas pour demain !!!

L’éducation :

« si l’image des établissements scolaires évolue comme celle de leur quartier, les élèves accueillis, généralement dans des dispositifs d’éducation prioritaire, y connaissent des résultats scolaires inférieurs à la moyenne de leur académie, malgré une amélioration depuis dix ans »

Economie :

« En matière d’activité, enfin, les quartiers prioritaires ont connu un recul économique et commercial au cours de la dernière décennie. Les services de proximité, peu diversifiés, souvent situés en pied d’immeubles, tendent à se délocaliser en périphérie. Ces résultats décevants mettent en lumière qu’à côté de la rénovation urbaine, nécessaire mais pas suffisante, les moyens déployés par l’État et les collectivités au titre du « droit commun » en termes de sécurité, de propreté, d’aide à la petite enfance ou de transport répondent insuffisamment aux besoins spécifiques ou amplifiés des quartiers et de leurs habitants. »

Et le constat est affligeant puisque on constate que l’insertion professionnelle ne progresse guère malgré l’installation de plusieurs employeurs et un bassin d’emploi à proximité. Trouver l’erreur. En matière d’économie, c’est guère reluisant, alors que notre maire et tous ses élus-es ne cessent de nous sortir à chaque intervention sur ce sujet, sa charte de Coopération, Carso, Ikéa et j’en passe et des meilleurs. 

La Cour des Compte a formulé quatre orientations générales et 13 recommandations, qui feront l’objet d’un autre article.

 

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