Le stalinisme est-il vivant à Vénissieux ?


L’article des Potins d’Angèle nous livre un article fort intéressant sur le stalinisme à Vénissieux, puisque sous le titre « Vénissieux : Michèle Picard ou la dernière des stalinienne », avec en prime une caricature titrée « Petite maire du peuple … faut pas pousser » ; pour le journal cette doctrine a disparu en France et en Russie à l’exception peut-être à Vénissieux, où « il est en revanche toujours bien vivant dans certaine ville de la banlieue lyonnaise ».

M. Gérard Angel, auteur de l’article, prend comme exemple M. Millet (PCF) adjoint au logement, conseiller métropolitain et Président de la Sacoviv, où il suffit de lire la prose de l’élu qui selon l’article serait un nostalgique des bolchéviques :

Nostalgique des bolchéviques, de la Révolution russe, des grandes heures de l’Union Soviétique, il s’empresse de passer par pertes et profits les millions de morts et de déportés dans les goulag. Il les range au rayon de « l’histoire officielle occidentale » qui n’est que « diabolisation » et à laquelle il refuse de croire.

Quel rapport avec Michèle Picard, maire communiste de Vénissieux, dont ses discours ne virent pas à l’éloge communiste russe, alors que l’article considère que quand il s’agit d’affirmer sa foi communiste, l’adjoint au logement est « grandiloquent » tandis que Mme Picard, semble « terne et discrète ». Mais l’article ne s’arrête pas à notre grandiloquent adjoint au logement puisque Mme Picard en prend aussi pour son grade, sur ses méthodes relationnelles avec les journalistes et adversaires politiques, qui sont tout autant critiqués :

Pour elle, journalistes et adversaires politiques ne sont que des sinistres représentants de la bourgeoisie décadente. Pas question de s’abaisser à répondre à leurs questions.

Le journal satirique fait-il allusion aux articles concernant la vente de voitures de la ville et dont le maire de Vénissieux n’a pas daigné répondre aux questions des Potins d’Angèle et de LyonMag qui avait terminé son article « Vénissieux : une vente de véhicules par la mairie fait polémique » par cette phrase :

Au garage Picard, le téléphone sonne dans le vide. Malgré plusieurs appels, la maire communiste n’a pas jugé bon de répondre à nos aimables sollicitations. 

Pourtant Mme Picard, semble bien aimer la presse et détester les réseaux sociaux puisque lors des voeux à presse 2018, elle avait déclaré

Mais ce combat pour la démocratie, c’est aussi votre combat, celui de la presse, et le nôtre, celui du lecteur. Je tiens à une presse libre, indépendante de tout pouvoir, une presse aiguillon des débats de société et politiques, loin des rumeurs, de l’anonymat, et des « like » inquisiteurs des réseaux sociaux

Mais le combat pour la démocratie et le combat de la presse, c’est de poser des questions et de répondre aux journalistes. Vous ne devez pas vous contenter de leur demander de faire leur travail et ne pas répondre à leurs interrogations. Et face au silence de la première magistrate, le journal satirique ne l’a semble t-il pas bien apprécié 

Quand un journal évoque une sombre affaire de voitures soldées par la mairie comme épaves et revendues derrière à quelques proches, il n’a droit qu’à un silence qui n’est pas sans rappeler celui des hôpitaux psychiatriques où l’on enfermait les opposants au paradis soviétique.

Avec cet article, je doute que les relations entre la presse satirique des Potins d’Angel et les élus de la majorité communiste, s’améliore, et le silence risque de durer longtemps.

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