Drame au GS Anatole France : M. Picard écrit au ministre

GS Anatole FranceMercredi 15 juin 2016 aux alentours de 8h30, un élève du groupe scolaire Anatole France, rue Division Leclerc à Vénissieux, a poignardé un écolier qui aurait tenté de le racketter. Bien entendu il faudra attendre les résultats de l’enquête pour en connaître les causes exactes. Mme Picard, maire de Vénissieux, s’est rapidement rendu sur les lieux pour rencontrer l’équipe éducative et lui apporter son soutien. Les deux enfants étant scolarisés dans le même groupe scolaire, l’inspecteur académique du Rhône s’est aussi rendu sur place en matinée et une cellule psychologique a été immédiatement ouverte jusqu’à la fin des cours de ce mercredi. Selon le Rectorat, elle sera remise en place jeudi.

En ce qui concerne l’enfant présumé porteur de ou des coups de couteau, âgé de 10 ans, il était entendu à la Brigade de protection des familles à Lyon. Etant âgé de moins de 13 ans, il ne peut être placé en garde à vue, mais placé en retenue judiciaire. Cette procédure peut durer douze heures, avec une seule prolongation de 12 heures à titre exceptionnel sur décision du juge ou du procureur. En plus des droits accordés aux majeurs en garde à vue, le mineur de moins de 13 ans a droit :

  • à un avocat commis d’office (sauf s’il en a déjà un),
  • et à un examen médical.

Selon plusieurs sources d’information, l’agression se serait déroulée sur fond de racket. La victime aurait racketté son agresseur qui « se serait défendu avec un objet pointu » qui s’est avéré être un couteau.

Initialement engagé, le pronostic vital de l’enfant, soigné à l’hôpital Femme-Mère-Enfant de Bron, ne l’était plus en milieu d’après-midi.

Concernant ces deux enfants de 10 et 12 ans, qui semble t-il fréquentait la même classe de CM2, Mme Picard a déclaré :

Ils n’étaient pas spécialement connus pour des faits de violences ou de racket. Ils ont réglé les choses entre eux et la seule réponse a été la violence. Ça veut dire que la collectivité a échoué et cela me met en colère. (Source L’express)

Dans une lettre, Mme Picard, maire communiste de Vénissieux, a interpellé la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, lui réclamant des mesures collectives de prévention. 

l’Éducation nationale a un rôle déterminant à jouer en matière de préventionTous les acteurs de la société doivent se mobiliser contre cette violence qui touche nos enfants et les met en danger, conclut le maire. Nous devons protéger notre jeunesse, sortir des tabous, des silences, briser l’omerta, et permettre aux enfants d’alerter, de se confier ; et de fait de se sentir en sécurité, entourés de référents responsables. 

Dans sa déclaration publié sur son site internet, Michèle Picard, parle de délitement de la société

Ce drame illustre l’état de notre société, son délitement, ses manques de repères qui conduisent à la violence. Nous sommes de plus en plus confrontés à un climat dégradé qui rejaillit dans nos écoles.

Quel rôle et quelles actions peuvent mener l’Etat et la ville afin que ce genre de drame ne se reproduise plus ? Comment ce drame a pu se dérouler, alors que ces enfants n’avaient semble t-il aucun antécédent violent. Une mobilisation des parents, des élus, des inspections académiques, et de l’Etat doit être mis en place afin que cela ne se reproduise plus.

L’enquête nous donnera peut-être de plus amples informations sur les faits exacts et les raisons de ce dramatique fait divers.

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3 Commentaires

  1. je pense qu’avant de rejeter la responsabilité sur la société il faudrait déjà que les parents mettent de l’ordre dans leur ménage ce n’est pas souvent le cas ! ! ! il y a beaucoup à dire à ce sujet ( familles qui ne savent pas éduquer leurs enfants etc…. ) comment voulez vous qu’un enfant trouve ces repères quand il est livré à lui même part contre nous avons une justice qui date du moyen âge là aussi il y à beaucoup à revoir et là c’est réellement un problème de société . Comme dit kb il n’y a pas qu’un pays de fous mais un monde de fous .
  2. Triste évènement. Je plains sincèrement les familles.
    Mais contrairement à madame le Maire, je ne rejetterais pas la responsabilité uniquement sur la société.
    Ce sont les parents qui doivent élever leurs enfants, leur apprendre ce qui peut se faire ou non, créer un climat de confiance tel que les enfants puissent se confier à eux, sans tout attendre de la société..

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