Mixité scolaire : les politiques font du bla bla

On n’est pas encore prêt d’avoir de la mixité sociale dans établissements de quartiers dits populaires, et on pourrait aller plus loin, en affirmant que les politiques savent très bien manipuler le verbe blablater.

Par ses divers actions et en plein débat sur le séparatisme, l’association No-Ghetto a décidé de monter au créneau en allant à la rencontre de députés avant que la loi ne soit votée. A ce titre, certains députés les ont soutenus, et ont proposés quatre amendements dont trois ont été jugés recevables, et finalement rejetés par l’Assemblée Nationale. Encore du blablatère pour pas grand chose.

Le constat est simple, et la cour des comptes le signale, plusieurs décennies de politique de la ville, de rénovation urbaine et la mixité n’est toujours pas présente, il y a même un rebond du repli sur soi, au point de créer des groupes communautaires.

Il était donc urgent de modifier la carte scolaire, ce que les députés n’ont à priori pas voulu entendre, sinon, il y aurait eu un consensus autour de cette question, et quelque soit l’étiquette politique.

Du côté de la Métropole, c’est toujours l’application du verbe blablater qui prône, puisque la vice-président au collège, considère que le busing (transport scolaire visant à promouvoir la mixité sociale ou raciale au sein des établissements scolaires publics en partant du constat que la ségrégation sociale ou raciale est aussi géographique, et que les itinéraires des bus scolaires peuvent être déterminés de façon à privilégier la mixité scolaire) n’a pas été concluant en partant du principe que les différentes expériences menées en France n’ont pas été porteuses d’effets positifs. Pour la vice-présidente, il faut que l’Etat met de plus de moyens dans les établissements de ces quartiers. 

Comment faire expliquer, que les milliards injectés dans les différents plan de rénovation urbaine n’a pas favorisé la mixité sociale, donc ce n’est pas qu’une question de moyens mais de volonté politique.

Ecarté d’un revers de main, les propositions de l’association vénissiane No-Ghetto, n’est pas une fin en soi, il suffit d’arrêter de blablater, et de se réunir pour envisager des solutions, qui pourraient se mettre en place rapidement. La Métropole compte bien construire un nouveau collège en Saint-Fons et Vénissieux, deux villes ou la concentration de quartiers en difficultés n’est plus à prouver.

La mixité sociale et scolaire, n’est pas prête d’être à l’ordre du jour et ne semble pas préoccuper nos politiques.

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1 Commentaire

  1. Vous êtes trop sévère…
    les députés ont bien entendu le problème, d’ailleurs ils en ont longuement parlé, mais comme le projet de loi ne permettait pas de décider sur cette question, ce n’est que partie remise…

    En revanche, la réponse de la métropole est plus embêtante. Elle peut décider toute seule de construire un collège ici ou là, Elle peut décider toute seule de modifier la carte scolaire… Mais elle ne le fait pas et préfère râler contre l’état qui ne met pas les moyens…

    A un moment donné, quand on est élu, c’est pour décider, et c’est ce qu’on attend de Madame Moreira

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