Mokrane Kessi : Il faut s’engager quand on habite les quartiers

Mokrane Kessi, bien connu des vénissians et toujours habitant dans le quartier des Minguettes, a une fois de plus été interviewé par l’équipe de LyonBondyBlog afin d’avoir ses impressions, sur les sujets de société et de politique.

Très impliqué au niveau associatif, mais aussi en politique malgré l’absence de mandat, il participe avec toujours la même motivation au paysage politique local.

Militant Les Républicains, il a milité en faveur de Alain Juppé lors des primaires de la Droite, malheureusement, l’échec du maire de Bordeaux lui a laissé un goût amer qui a encore du mal à disparaître. 

Mokrane Kessi, se revendique d’être issu de la marche des Beurs, soit, mais à un moment donné, comme dirait une certaine élue de la ville, faudrait cesser avec cette marche, et à chaque fois qu’un vénissian se fait interviewer sur des faits de société et d’actualité, il faut à chaque fois ressortir la marche des beurs. L’époque est passée, et il serait temps de tourner la page.

Après avoir, une énième fois, raconté son parcours politique, les vraies questions lui sont enfin posées. 

Mais revenons à cette interview, car il y a des phrases intéressantes, et des vérités que certains n’auraient pas eu le courage de les prononcer.

La police cible facilement les jeunes, mais nous aussi on se faisait chasser. En plus, on n’avait pas accès à l’université, et ça émanait d’une volonté : j’ai l’impression qu’ils avaient besoin d’ouvriers. Mais à l’époque, grâce à la marche, on a senti les choses se calmer.

C’est pour cette raison qu’il est rentré en politique, pour changer la société, malheureusement 30 ans après peu de choses ont changé. Tout au long de cette interview, un grand nombre de choses ont été évoqués, ce qu’il faut en retenir, c’est que l’on constate, une certaine déception de sa part. Malgré tout il persiste et continue son combat et toujours la même volonté pour un engagement politique, d’où la création en 2016 de l’association France Des Banlieues

Lire l’interview sur LyonBondyBlog → “ON PEUT PAS DIRE À UN JEUNE D’ARRÊTER DE DEALER ALORS QUE FILLON S’ÉCLATE AVEC SA FAMILLE POUR LE COMPTE DES FINANCES PUBLIQUES

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5 Commentaires

  1. La France insoumise se profile peu à peu contre vents et marées, malgré les positions timides de notre tutelle vieillissante ou le silence d’un parti en déliquescence. Ce n’est que le début d’une ère nouvelle ou la fin d’un cycle infernal, qui verra les esprits plongés dans le formol communiste, sortir de cette torpeur et vilipender une gabegie qui n’a que trop durée.

    Le concept: « ne vous mêlez pas trop de politique, on s’en occupe pour vous. » est bel et bien révolu Ben. C’est la jeunesse qui prime désormais, quand grandi, a développé ses facultés cognitives par l’instruction et peut réfléchir sereinement à son avenir, sans assistance aucune et encore moins de l’aide d’un tuteur bouffi de suffisance.

  2. « Les jeunes ne veulent pas faire de politique, ils veulent de l’argent » …
    Bien … en somme, l’idée est toujours la même, ne vous mêlez pas trop de politique, on s’en occupe pour vous.
    Continuez à prendre les jeunes pour des incapables qui ne pensent qu’au pognon !
    « Il ne faut pas tout amener aux habitants sur un plateau » mais par contre « donner 15000€ aux entreprises qui embauchent des habitants des quartiers ». Ne donnez pas au gens, donnez aux patrons, ils sauront quoi en faire !
    La droite dans toute sa splendeur.
    Ça a tellement bien marché jusque là les cadeaux fiscaux …
  3. Faut-il le vouloir, et pire encore, faut-il pouvoir et avoir la volonté de s’engager à servir nos quartiers abandonnés à l’autel des intérêts supérieurs des quelques partis auto-proclamés qui s’arrogent des prérogatives monarchiques, si on veut que les choses changent et évoluent durablement, sans en attendre quelques largesses argentées?
    Cette crise, celle de 2008 (encore un cadeau des yankees), qui a mis a mal les économies occidentales en général, et contraint des diminutions drastiques des budgets alloués aux régions et plus près de nous, les communes, est un mal pour un bien: à malheur, quelque chose est bon. Elle a permis de lancer des réformes urgentes et enfouis sous le tapis de la République depuis des lustres par les élus qui avaient en charge de les faire mais qui ont intentionnellement laissé les choses aller à la dérive. C’est le syndrome de l’autruche qui enfouie sa tête dans le sable. Elle a mis en évidence les ambitions crasses et les trahisons que d’aucuns reconnaîtront, mais elle a surtout eu le mérite d’expliciter qu’il faudra revoir à la baisse notre mode de vie désormais, et vivre moins chichement si l’on veut s’en sortir.

    Peut-on alors faire de la politique sans lorgner sur des intérêts particuliers ou à la richesse hypothétique mais o combien illusoire qu’elle suscite, telle la carotte agitée sous le nez de l’âne pour le bouger, pour animer la cité et servir son collectif? Je crois que oui, si tous décidaient enfin, qu’il ne pourrait et ne pourra en être autrement!

  4. J’adhère complètement et alors que d’aucuns gesticulent en tournoyant autour d’un vainqueur hypothétique telles des girouettes animées par le vent, notre concitoyen Mokrane, droit dans ses bottes, continue son combat de soutenir la banlieue contre vents et marées malgré sa demande de soutien vers quasiment toutes les formations reconnues à ce jour en vain.

    La persévérance paye Mokrane, suffit de créer une dynamique vénissiane, sans étiquette afin que la voie des banlieue puisse être portée jusqu’au plus sommet de l’Etat.

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