Conseil Citoyen 2019 : Appel à habitants volontaires

Lors du conseil municipal du 04 février 2019, Lotfi Benkhélifa, est revenu à la charge, en tenant à rappeler à Mme le maire, qu’il ne peut y avoir de Contrat de Ville s’il n’y a pas de Conseil Citoyen. Et toc !!!

Pas d’inquiétude, la maire communiste, lui répond que le préfet continue de travailler sur ce dossier. Mais alors, l’intervention de l’élu PS a t-elle fait avancer les choses ? Ou Mme le maire a parlé un peu trop vite, car des affiches ont été posées sur le secteur des Minguettes pour un appel aux habitants volontaires pour participer au tirage au sort du Conseil Citoyen. Pour une première magistrate qui ne semblait pas être informée de la nouvelle mise en place de ce Conseil, la coïncidence avec l’apparition de ces affichettes est bizarre :

Petit rappel : L’idée d’un Conseil Citoyen dans les quartiers prioritaires est une bonne chose puisque l’’objectif étant de permettre aux habitants d’avoir un espace de propositions et d’initiatives, et chaque conseil étant constitué de deux collèges, celui des habitants qui doit représenter au moins 50% de l’effectif, et un autre de représentants associatifs, et acteurs locaux (entreprises …) sur la base du volontariat.

Mais un vénissian avisé a décidé de porter l’affaire devant le tribunal partant du fait que certains membres du « Collège habitant » était selon lui trop proche de la municipalité, et à donc décider de saisir le tribunal administratif. Celui-ci a donc tranché en annulant le Conseil Citoyen vénissian, jugeant que six personnes parmi les vingt du « Collège habitant » n’habitaient pas dans l’un de ses quartiers prioritaires et que les membres de ce collège devaient être tirés au sort parmi les résidents des quartiers prioritaires. Partant de ce constat, le juge a décidé d’annuler l’arrêté du Préfet et lui demande de composer un nouveau « Collège Habitant du Conseil Citoyen »  dans les conditions prévues par la loi.

Mais Michèle Picard, maire communiste de Vénissieux, a une toute autre analyse, qui selon elle, le tribunal a annulé l’arrêté préfectoral car des membres du Collège Habitant du Conseil Citoyen, n’habitaient pas dans les quartiers populaires. Ah ok, donc qu’un certain nombre ait soutenu sa campagne électorale est le fruit d’un pur hasard du tirage au sort. Pourtant, Mme le maire et son adjoint au Grand Projet de Ville devaient certainement savoir que faire partie des quartiers populaires était une condition pour intégrer ce collège habitant.

Pour se défendre, Michèle Picard, prend comme exemple la ville de Saint-Fons où le conseil citoyen a été dissous non pas pour des raisons de représentativité mais selon Mme Frier, maire de Saint-Fons, pour des problèmes internes du Conseil Citoyen

« Nous n’avons pu que constater au fur et à mesure des mois les problèmes auto-centrés, la fuite progressive et désormais totale du collège des habitants, pas une seule idée concrète pour les habitants, peu de volonté de s’associer aux démarches proposées par la ville alors qu’elles étaient très nombreuses, un budget de 16 000 € dépensé par le conseil citoyen pour son fonctionnement et des formations choisies très librement. Et lors d’une réunion dernièrement, il n’y avait que 4 ou 5 personnes du conseil citoyen dontcertains n’habitent même pas les quartiers en politique de la ville, et il y a eu un dérapage de leur part. (Séance du conseil municipal de Saint-Fons du jeudi 28 septembre 2017) »

Donc, Mme Picard, faut remettre les choses dans leur contexte, car la situation à St Fons est tout à fait différente.

 

 

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